Dans un sombre tunnel, où nul rayon solaire
n'a jamais pu entrer depuis la nuit des temps,
Vit une étrange tribu, vivotant en trois clans,
Aux dents blanches et à la peau tirant sur le vert...
Verte est donc leur peau, comme leurs attributs,
Comme leurs oripeaux, Œil, Os et Croc pointu
Comme tous leurs alliés, tout de vert revêtus,
Verts sont leurs secrets: voilà notre cigüe.
La cigüe de la jaune et fière chevalière:
A quel cruel présage sa couleur la destine,
Pour caner dans un trou, au dessous des racines
Couleur du pissenlit, y'a pas plus mortifère.
La cigüe du Dragon, tout de rouge habillé,
Rouge Feu, Sang, Courage, enfin bon... le courage
Si la chevalière n'est pas dans les parages
Il veut bien en avoir pour atteindre l'entrée...
La cigüe du voleur, l'ombre grise, le furtif
Discrétion faite homme, mais c'était pas gagné:
Car il s'évertuait à collectionner
Presque moins de trésors qu'il prenait de bourre-pifs.
Moi j'étais le violet, la cave aux mille trésors,
Qui fait plic, ploc, plic, ploc, se construit et s'effondre,
Tente de ralentir tout ce beau petit monde
A coups d'éboulements, de soporifiques spores.
Le Vert fût ma cigüe: violet, couleur du temps?
Couleur du "prends ton temps", La Cave n'est qu'un roc
J'ai joué à son image, plic, ploc, re-plic, re-ploc
Les verts furent ma cigüe: Crocs pointus, Oeil, Os blanc.

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