Tom Posté(e) le 23 septembre 2015 Posté(e) le 23 septembre 2015 Je devais être un poil grognon hier et y suis allé un peu fort. Mais aujourd'hui il fait beau et donc je rejoins la position de Bruno. Je suis très content de participer à ces projets pour au final une rémunération pas si dégueu.. Après, c'est clair que c'est pas toujours très confortable (on traduit parfois des grosses bouses pas franchement sexy et dans des délais franchement limites) mais heureusement ce n'est pas la norme et les éditeurs avec qui on bosse sont vraiment cool. Et puis bosser en petite équipe (3 en l’occurrence), c'est sans doute ce qu'il y a de plus sympa et qui me manquerait le plus si je devais arrêter. Citer
Totosky Posté(e) le 23 septembre 2015 Auteur Posté(e) le 23 septembre 2015 Merci de vos réponses les gars. Vous avez déjà eu l'occasion d'évoquer cet aspect financier avec les éditeurs pour lesquels vous bossez? Du genre "si j'étais auto-entrepreneur, vous seriez prêts à nous payer sérieusement". Car si vous regardez JB, depuis qu'il est auto-entrepreneur, il a carrément changé de statuts socials en venant s'installer dans le huitième. Citer
Utilisateur supprimé Posté(e) le 23 septembre 2015 Posté(e) le 23 septembre 2015 J'ai suivi / participé à la traduction de "Tales of the Arabian Nights", pour lequel il y avait l'équivalent de 3.000 pages à traduire. Sans le travail bénévole d'un noyau de 6 personnes (+ satellite) réparti sur 4 ans, le jeu n'aurait jamais été traduit par filosophia, ca coûte trop cher, et le marché est trop petit. Pour le coup j'ai trouvé la coopération entre la maison d'édition est les bénévoles très intelligente. Au départ c'était un projet sauvage (né sur TT d'ailleurs), mais les premiers contacts avec filosophia se sont super bien passés, ils nous ont filé pas mal de matériel pour nous aider, et cela a permis de motiver les troupes de savoir que le travail de traduction serait mis en valeur en débouchant sur une réelle édition, et pas sur un simple pdf en téléchargement sur BGG avec 31 downloads au compteur. Au final je pense que ça dépend pas mal des maison d'éditions et comment elles perçoivent la communauté: nuisance, aide, esclave docile, dédain, etc... Citer
Tom Posté(e) le 23 septembre 2015 Posté(e) le 23 septembre 2015 Merci de vos réponses les gars. Vous avez déjà eu l’occasion d’évoquer cet aspect financier avec les éditeurs pour lesquels vous bossez? Du genre “si j’étais auto-entrepreneur, vous seriez prêts à nous payer sérieusement”. Car si vous regardez JB, depuis qu’il est auto-entrepreneur, il a carrément changé de statuts socials en venant s’installer dans le huitième. Quote Pour l'instant non, car autoentrepreneur sous-entend aussi impôts et pour l'instant, vu le peu de trad' qu'on fait (moins d'une dizaine par an) c'est pas vraiment rentable. Et être payer en pépettes sous-entend également un travail irréprochable. Je pense qu'on fait du bon boulot, mais il nous est arrivé de laisser filer une ou deux bricoles (heureusement mineures) qui seraient peut-être moins bien passées si on avait un vrai contrat. Là, payés en boites ça a un côté plus freestyle qui incite sans doute plus à la tolérance. Ça été aussi un de nos gros points de débats lors du questionnement autoentrepreneur. Citer
Utilisateur supprimé Posté(e) le 23 septembre 2015 Posté(e) le 23 septembre 2015 J’ai suivi / participé à la traduction de “Tales of the Arabian Nights”, pour lequel il y avait l’équivalent de 3.000 pages à traduire. Sans le travail bénévole d’un noyau de 6 personnes (+ satellite) réparti sur 4 ans, le jeu n’aurait jamais été traduit par filosophia, ca coûte trop cher, et le marché est trop petit. Pour le coup j’ai trouvé la coopération entre la maison d’édition est les bénévoles très intelligente. Au départ c’était un projet sauvage (né sur TT d’ailleurs), mais les premiers contacts avec filosophia se sont super bien passés, ils nous ont filé pas mal de matériel pour nous aider, et cela a permis de motiver les troupes de savoir que le travail de traduction serait mis en valeur en débouchant sur une réelle édition, et pas sur un simple pdf en téléchargement sur BGG avec 31 downloads au compteur. Au final je pense que ça dépend pas mal des maison d’éditions et comment elles perçoivent la communauté: nuisance, aide, esclave docile, dédain, etc… Quote Moi ce qui me choque c'est tout ça en fait. On est dans un double discours dingue de la part de l'éditeur. L'éditeur dont la vocation première est, quoi qu'il en soit, de gagner de l'argent. Je ne dis pas ça pour noircir le trait en dénonçant l'odieux capitalisme. C'est juste la réalité : quand on veut avoir une activité professionnelle, elle doit rapporter de l'argent. Ca peut être d'éditer des jeux, de pêcher du poisson en Alaska ou de construire des maisons, peu importe... si mon activité professionnelle ne me rapporte pas d'argent, je ne peux pas lui consacrer du temps et donc l'exercer parce que je ne peux pas en vivre. De ce point de vue là, si quelque chose coûte trop cher par rapport à un marché qui est trop petit, c'est tout simplement que ce n'est pas rentable. Face à une activité qui n'est pas rentable on a deux options : soit on laisse tomber, soit on trouve le moyen de faire baisser les coûts engendrés pour que l'affaire devienne rentable. Le recours aux stagiaires est une méthode très efficace pour ça dans de nombreuses entreprises, quoi que assez décrié. Dans le milieu du jds, on a une autre source de main d'oeuvre pas chère, c'est le passionné. Le passionné ne coûte pas tout à fait rien puisqu'il faut arriver à ce qu'il conserve sa motivation. Un peu de matériel et l'assurance de gagner un peu de fierté dans une édition française qui n'aurait pas pu voir le jour sans lui suffisent. Ca coûte un peu d'argent, en tout cas le matériel. Mais ce n'est rien par rapport à des dizaines d'heures de travail payées avec des cotisations sociales. Je suis volontairement sarcastique, mais là on parle quand même de la maison d'édition qui, la première, s'est battue contre les fan-trad en faisant la chasse à toutes les plateforme qui pouvaient les diffuser. Là où on se rejoint Hugo, c'est que je pense effectivement que ça dépend de la vision qu'a la maison d'édition de la communauté. Est-ce qu'elle veut s'en servir gratuitement pour gagner de l'argent ou est-ce qu'elle est prête à traduire des jeux sans gagner le moindre centime simplement pour lui faire plaisir ? La réponse est très certainement au milieu. Mais il est quand même amusant de constater qu'on a régulièrement à faire à un des deux extrêmes sans jamais recourir à l'autre. Citer
Tom Posté(e) le 23 septembre 2015 Posté(e) le 23 septembre 2015 Après, tout dépend de la démarche de l'éditeur. S'il demande sur TT ou autre des bénévoles/cobayes/pigeons pour faire le boulot à sa place pour rien ou presque, là c'est très discutable (sauf éventuellement si ça permet aux "passionnés" de tester des trucs en avant-première ou d'y laisser leur empreinte). Quand c'est la communauté qui est demandeuse et que ça rentre dans le cadre de leur besoins ce serait bête pour eux de s'en priver. Citer
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