Partie a 4 hier soir avec Yann, Totosky et Jost, on est encore tous débutants (je suis cependant celui qui a le plus de parties dans les pattes avec l'extension)
Je joue les japonais (manipulation des cartes action + cavalerie), pres de moi il y a les Mayas (manipulation des événements) de Jost, les celtes (manipulation des barbares) de Fred et en face les phéniciens (bateaux améliorés + routes commerciales) de Yann.
Début de partie catastrophique pour moi et Yann, les deux tuiles que je découvre proches de ma capitale possèdent à chaque fois deux cases de mer et un pirate. Le phénicien, lui trouve des tuiles pleines de terres fertiles et de barbares (que le celte s'empressera de renforcer) alors qu'il cherche de la mer. Coté Celte on trouve aussi des tuiles fertiles avec barbares (chouette!) et coté Maya de la montagne et quelques lacs.
J'abandonne rapidement l'idée de partir sur poterie (nécessite des cases fertiles/arides), je fonde une ville en bord de mer, construit un port et recrute deux bateaux le plus rapidement possible. Ca prend des plombes. Pendant ce temps le phénicien à la trouille des barbares surtout que le maya a commencé a manipuler le deck événement et ricane chaque fois que quelqu'un demande si la prochaine carte est une attaque barbare.
Le celte sort du colon, des routes commerciales et pose des colonies barbare de partout. Chez lui principalement, mais souvent une près de chaque autre joueur qu'il renforce dès que possible. Sa strat est simple: colon + routes commerciales avec les barbares et quand il voudra agrandir son nombre de ville, il lui suffit d'une petite force armée pour enchainer les camps barbares (tous défendus par un pelos).
Coté Maya on fonde des colonies, et on agrandit ses villes. Les stèles sont rapidement recherchées afin de générer un complément d'idées aidant au développement. Le Maya va choisir la voie de la religion + science (il a pas mal d'objectifs associés à ça).
Coté Japonais, une fois les deux bateaux mobilisés on commence à respirer. Les pirates sont chassés, les routes commerciales+monnaie recherchées en urgence (tant qu'à avoir des bateaux...) et le Shogunat permet de piocher quelques précieuses cartes action qui vont me permettre d'aller copier des développements me permettant de me payer également cartographie/navigation.
Le Maya deale des "nettoyages de deck événement", je lui offre un colon via une carte et il me défaussera une attaque de barbare (bon j'aurai à épuiser une zone en contrepartie sur l'événement suivant mais rien de méchant). Au final et pour la première fois, je vais réussir à négocier plusieurs "dons" en échanges d'un peu d'or ce qui fait bien mon affaire. Je mobilise 4 bateaux dans le but avoué de faire rayonner mes routes commerciales (le phénicien a lâché l'affaire, il n'a pas réussi à fonder une seule ville côtière a part sa capitale, et le temps perdu à gérer les camps de barbares fait qu'il n'a tjs pas de bateau). Du coup ma stratégie favorite commence à être jouable: la chasse au leader.
Petit bémol, je pense qu'à ce sujet je bénéficie de la "naïveté" de mes adversaires qui ne voient pas certains déplacement dispos. Un premier commando est envoyé chez le phénicien pour sniper sa capitale + leader, il contre-attaquera (un bain de sang, je perdrai mes 4 armées), mais je valide 2 objectifs, je tue un leader et les déplacements "résiduels" à l'attaque m'ont permis d'établir mes 4 routes commerciales.
Au début du tour 4 on à la situation suivante:
- le phénicien a réussi à reprendre sa capitale mais elle est maintenant en colère, et il n'a pas d'autre ville pour réellement relancer sa production.
- le celte a entamé le nettoyage des camps barbares alentours, et utilise maintenant ses colons pour faire des routes commerciales avec le phénicien (et quelques barbares épargnés)
- coté maya, la carte entièrement découverte le rend inattaquable mais l’empêche aussi de sortir de chez lui, il y a une mer entre lui et moi (que mes bateaux occupent en partie), il lui faudrait atteindre la cote avec un colon escorté, fonder une ville, un port, construire des bateaux en nombre suffisant pour faire une sortie (j'ai navires de guerre), bref c'est infaisable. Pour aller sur le phénicien il faut traverser pas moins de 5 montagnes/forets. Le maya décide donc de se concentrer sur l'influence culturelle via sa capitale (taille 5) et la réalisation de ses objectifs.
- coté japonais, on est dans le militaire à outrance. Seule notre capitale est une vraie ville de production, mais on l'active rarement, les gains de ressources se font principalement via les routes commerciales et les "spoils of war".
Le celte nous laisse une ouverture sur sa capitale faiblement défendue (leader + forteresse + 2 armées). Un corps expéditionnaire est monté: leader + 2 inf + 2 cav + tech de siege. Personne n'a les armes en acier (et je n'ai pas le temps de les développer avant l'attaque). c'est un carnage (je perds quand même une troupe), et je capture un nouveau leader et valide quelques objectifs. Voyant sa capitale prise, le celte envoie son corps expéditionnaire spécialisé dans la pacification des barbares directement sur ma capitale sans défense qui tombe sans que la cavalerie en garnison n'ai pu infliger une seule perte. Quelques tours plus tard, le celte a capturé mes trois villes de départ, et j'ai pris possession de toute sa partie du plateau. Travaux forcés me permet de recruter dans sa capitale et des armées sont envoyées sur toutes les colonies de taille 1 de la région (et il y en a un paquet). Un nouveau leader se fait chopper par mes bateaux+troupes.
Victoire assez nette des Japonais qui réussissent au final à valider tous leurs objectifs (6 en militaire 1 en développement classique), à tuer 3 leader et à construire une merveille lors du dernier tour. Les mayas sont second et auraient pu aller plus haut en anticipant un peu mieux leur fin de partie (et en construisant une merveille par exemple). Phéniciens et Celtes les deux "victimes" du belliciste japonais finissent dans un mouchoir.
Je ne m'étais jamais autant servi de travaux forcés. Les autres devs autocratie m'ont aussi protégé de l'influence culturelle maya (quoiqu'une fois chez le celte j'étais hors de portée et celui ci s'en est pris au phénicien/celte), et permis de jouer pas mal d'actions en plus (pour deux humeurs), j'ai tiré un max de cartes actions (et j'ai eu les 2 qui permettent une action pour 1 culture et quelques autres pas mal).
Bref une partie avec pas mal de rebondissements (l'échange de positions de départ entre deux joueurs doit pas être fréquent), je pense que le celte avait fait un très bon départ, mais que la perte de sa capitale a été dramatique pour lui. Le phénicien était le plus inexpérimenté (1 seule partie) et la navigation lui a fait très mal (c'est vraiment le dev le plus dur à anticiper pour les débutants et je ne sais pas comment faire pour mettre les gens en garde sans les prévenir qu'on va les attaquer...). Coté maya, pas grand chose à dire, le terrain les a isolés (pas d'accès a la mer extérieure a part celui a coté de ma capitale, plein de montagnes partout), et ils auraient peut être pu jouer avec moins d'armées (mais bon les camps de barbares a 4 unités devant sa capitale c'est quand même rarement rassurant même quand on est maya). Encore quelques parties, et je pense qu'on sera tous suffisamment aguerris pour que ce genre de mésaventures ne nous arrive plus.

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