Boeush
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Game of Thrones saison 6 (SPOILS !!!)
Boeush a répondu à un(e) sujet de jean-baptiste dans De tout et de rien
Je me "quote" que dalle, je ne sais même pas ce que j'ai fait: une fois écrit, j'ai copié mes lignes sur word histoire d'avoir une vision plus pratique pour corriger les fautes. Du coup j'ai changé la police, rectifié 2-3 trucs, copié..... et recollé dans le message. Et là , ce fut le drame !!! Plein d'éléments parasites qui se sont intégrés au texte. Alors j'ai voulu rectifier en cliquant sur "quote" car je ne vois pas sur ces impénétrables pages du forum les options "modifier" ou "éditer" ou "supprimer" et ça m'emm.... à chaque fois ! :unsure: Si quelqu'un pouvait d'ailleurs supprimer l'un des deux messages, ou me dire comment faire, ça m'arrangerait... -
Game of Thrones saison 6 (SPOILS !!!)
Boeush a répondu à un(e) sujet de jean-baptiste dans De tout et de rien
Voir si ça marche... -
Game of Thrones saison 6 (SPOILS !!!)
Boeush a répondu à un(e) sujet de jean-baptiste dans De tout et de rien
Ce qui est « rigolo » dans cette saison 6, et cela a déjà été dit, c’est cette distorsion entre ce que l’on voit et ce que l’on n’a pas encore lu… déjà en fin de saison 5, on nous faisait disparaître des personnages que le roman maintenait encore en vie: Stannis: on pouvait toujours croire à un coup de théâtre dans sa progression pénible (c’est un euphémisme) en ce début d’hiver entre Châteaunoir et Winterfell… malgré la trahison des Karstarck, je croyais encore possible une attaque avec le concours des Manderly depuis l’intérieur, se retournant contre les Bolton et ces belettes de Frey. Bon, une sortie massive de Ramsey, une sentence de Brienne et hop ! fini l’austère Barathéon, même si on savait bien qu’Illumination était un attrape-gogo et Stannis tout sauf Azor Ahaï ressuscité. On finissait quand même par penser qu’avec l’apport de l’envoyé de la banque de fer, des forces pouvaient encore s’agréger autour de son intégrité et de sa détermination. Bah non. Myrcella: un personnage ultra-secondaire, l’arc de Dorne étant davantage construit autour d’Ariane Martell (la coquine). Enfin c’est quand même une Lannister supplémentaire qui mort la poussière, après Tywin, Jeoffrey, la main d’épée de Jaime et Kevan (ah ! là il meurt dans le roman mais pas dans le film !!!) Du coup, la série fait la part belle aux aspics (en même temps, physiquement ce n’est pas fait pour déplaire) alors que le roman ne les met pas encore sur le devant de la scène, leur rébellion rapidement matée par Doran. Jojen Reed: mission accomplished, Bran est rendu à destination… pas choquant de le voir retiré de la circulation, même si la scène des « Autres perce-neige » est un peu limite quoique presque conforme au récit, où il dépérit peu à peu dans la grotte. Barristan Selmy: on attend sa sortie furieuse de Mereen à la tête des Immaculés au début du tome 6 … bon ben la série fera sans. Passons justement, puisque c’est le sujet, à cette saison 6: 1er épisode, rien à dire de plus que JB: le plaisir de retrouver tout ce beau monde, bon, les aspics continuent leur carnage avec le tendre Trystan, Melisandre nous fait déb…..er de façon macabre mais on ne croit pas une seconde que le corps sans vie de Jon peut le rester encore trop longtemps. L’épisode 2 vient comme une évidence: même si Melisandre manque manifestement de pêche, franchement la foi la fuit (on la comprend un peu après ce qu’elle a fait avec Shoren et le résultat pour Stannis) , elle récite ses incantations sans y croire, mais rien ne peut faire penser aux spectateurs (qui eux, ont la foi en Jon Snow ) que la tentative de résurrection va échouer. Côté Bran et son initiation au voyage à travers les barrals par Brynden Rivers, on s’achemine peu à peu à la « révélation sensationnelle que tout le monde connaît déjà » résumée par l’équation L + R = J. La fin de l’épisode 3, à la Tour de la joie, confirme que les scénaristes y vont mollo, mais qu’on y arrive enfin. En revanche, l’information donnée, disant que Bran va repartir vers le sud dès qu’il aura fini son initiation auprès de maître Yoda Freuxsanglant m’a surpris. Je le voyais bien rester 4 ou 5 siècles dans le secteur, jusqu’à avoir (comme cela est décrit pour Brynden dans le livre) des racines de Barral qui lui sortent par l’oeil, la poitrine ou toute autre partie du corps susceptible de les laisser passer 😉 Côté Daenerys, on imagine que son séjour à Vaes Dothrak sera assez court, et je verrais bien Drogon venir la prendre en stop assez vite. Lui faut-il une alerte blablacar pour cela ? A la fin de ADWD , j’imaginais le Khal vers lequel elle échoue misérablement, à moitié nue et diarrhéique, déformée par les piqures de fourmis rouges, la suivre massivement dans la reprise de Mereen, certes légèrement influencé par la présence du dragon noir. Il n’en est rien et on ne verra pas des hordes Dothrakies déferler sur Mereen, Yunkaï ou Astapor tout de suite. LA scène qu’on (que j’……) attendait n’aura pas lieu. Bon, en même temps, la série ne s’est pas donnée la peine de mettre en scène son personnage: Quentyn Martell en soupirant déchu de Daenerys, se disant « vaille que vaille, on va atteindre la mère des dragons par ses rejetons », et se retrouvant au coeur d’un barbecue géant dont il finit par faire la merguez … A la place, une scène qui m’a beaucoup plu, avec Tyrion que sa passion d’enfance pour les dragons rend courageux. Bon, mais si on ne crée pas Quentyn (après tout ce n’est pas trop grave), qu’est-ce qu’on attend pour faire arriver Aegon ???? C’est seulement lors de la prise d’Accalmie qu’on va nous présenter ce Targaryen survivant ? Est-il si mineur que cela ? Est-ce, comme certains l’ont prétendu, une sorte d’écran de fumée mais véritablement pas l’un des 3 chevaucheurs ? Peut-on s’en passer ? Je trouve que ce serait dommage, parce que ce personnage explique bien pourquoi Varys a soutenu et relayé le projet d’assassinat de Daenerys ourdi par Robert Baratheon. Aegon était son poulain, car c’est bien Varys qui l’avait fait échapper au massacre lors de la mise à sac de Port-Real par les Lannister en 281. Bon, le fait d’avoir transféré vers Jorah Mormont la grisécaille qui remonte le long du bras (alors que c’était le personnage de Griff-Jon Connington qui en était atteint) tendrait à nous confirmer l’occultation de cet arc-là, incluant Volantis, la Compagnie Dorée et le début de la reconquête « en attendant Daenerys ». Je le redis, c’est dommage, mais je ne désespère pas. Ce qui me pose plus problème, c’est ce qui intervient aux Iles de Fer: l’arrivée d’Euron et la mort « accidentelle » de Balon arrivent bien tard quand on voit ce qui leur reste à faire pour parvenir, comme dans le roman, au port de Mereen avec la fameuse trompe pour dominer les dragons… N’ont pas été traités: les états généraux de la royauté qui rétablit l’antique voie, le pillage des côtes du bief, et la méga traversée de Victarion. Il y a un léger contretemps, et je ne vois pas bien comment il va être comblé. Pas mal d’autres questions, et on compte sur cette saison pour y répondre: - comment les Lannister ultra affaiblis peuvent-ils retrouver du pouvoir ? Il n’y a plus que Tommen à dessouder, pour que la prophétie soit achevée, et je ne vois ni Jaime l’estropié, ni Cerseï la « repentie » en mesure de le défendre, même avec son Robert Fortkenstein. Quand on voit comment Dorne est prêt à se venger, désormais sans retenue, on ne donne pas cher de nos têtes blondes. - comment, en effet, Tyrion et Varys arrivent-ils à être en position de décision à Mereen, quand on voit les difficultés que Daenerys, briseuses de chaînes, a eues pour cela ? - que va faire Jon ? Prendre la tête d’une armée de sauvageons en compagnie de sir Davos pour botter le c… de Ramsay ? Aller comme tout le monde à Mereen ? Rickon (je rappelle qu’il était censé s’être réfugié sans doute à Skagos, avec Davos missionné par Lord Manderly pour le retrouver…) sera-t-il le prochain jouet de l’écorcheur ? J’ai été d’ailleurs surpris par le poignard dans le coeur de Roose, je le pensais destiné à durer un peu, le traître du Nord.- Theon réussira-t-il à rejoindre ses fer-nés sans être sodomisé par un ours ou avalé par un kraken ? - Loras Tyrell va-t-il se taper le grand septon ? Pour finir, je tiens à prévenir ceux qui critiquent Arya qu’ils devront me passer sur le corps pour dénigrer ce personnage, qui est mon préféré. Après avoir été initiée à l’âge de 9 ans au combat à l’épée de fort belle manière, après avoir vu décapité son père, après avoir subi moult contrariétés dans sa remontée vers le nord (Harrenhal en particulier), après être arrivée trop tard de rien du tout aux noces pourpres, après s’être débarrassée de Sandor Clegane, après avoir traversé le détroit jusqu’à Braavos, elle est à 11 ans en train d’intégrer la secte d’assassins la plus puissante du monde, les sans-visages. Si on ajoute qu’elle reste connectée à sa sombre-louve Nymeria toutes les nuits, et qu’elle a une capacité à s’adapter toujours un peu plus à son environnement, elle est en passe de devenir un personnage d’une puissance « multi-facettes » colossale. ALORS INTERDIT DE LA CRITIQUER, COMPRIS ??? -
Bon, je dirais que Myrdal fait rentrer mon petit artisanat dans une ère plus industrielle. Et ceci est un compliment ! On le fera tourner aux prochaines 24h et je pense que ça va déchirer sa race pour l'exploitation automatisée des résultats ! Le principe (que je désirais) modélisé en macro, c'est exactement ce qui était nécessaire. Merci camarade !
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LE genre de plan qui me ferait me déplacer... avec une grande motivation, mais pour l'heure sans garantie.
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Et 3 places de gite (en bois) pour moi et mes deux loustics.
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Bonjour à tous les ADR, je me permets de vous envoyer un message désespéré: j'ai acheté avant Noël le jeu "Space alert" que l'on a voulu essayer bien entendu avec mon fils, destinataire du cadeau. Au moment de mettre le CD livré avec le jeu, on s'est aperçu que les pistes n'étaient pas enregistrées en français, mais sans doute en tchèque... L'un de vous aurait-il par hasard une version en français recopiable sur un CD vierge ? Merci d'avance pour vos réponses !
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Le côté post-apocalyptique, New-York ville sinistrée et monstres inquiétants qui rôdent, ça n'a pas l'air mal en effet...
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Belle série, on sent bien la tension qui anime chaque pion sur son plateau respectif.
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Non, monsieur Totosky, je n'ai rien contre toi !!! Tu représentes, avec tes statistiques sans excès, ce que l'on pourrait appeler la base de cette assoc', une sorte de brique avec laquelle on fait des murs de 700 pieds de haut pour contrer les marcheurs blancs des remparts contre la bêtise et l'obscurantisme. Sois donc tranquille, tu es cité massivement pour tes compte-rendus giffés mondialement réputés. Sinon, en effet, quand le brume des 24h emplit encore mon cerveau, j'ai parfois un raté, comme celui qui me fait dissocier en deux joueurs distincts Henri et Xripper... je ne peux pas vraiment recommencer mon tableau, alors toutes mes confuses à tous les deux... je ferai mieux la prochaine fois. Pour la partie de Twin tin bots, j'avoue que j'ai rarement ri autour d'une table de jeu comme cette nuit-là.
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Arglllll et je croyais avoir modifié le texte original, en fait je n'ai que rajouté un post.... et même deux. Ce topic est en train de devenir une poubelle.... mais je reste calme :bye:
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Est-ce qu’un vrai mec compétent serait capable de me dire comment copier-coller sans encombre la prochaine fois ? :rose:
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Est-ce qu'un vrai mec compétent serait capable de me dire comment copier-coller sans encombre la prochaine fois ? /wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_rose.gif
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P.... de b.... j'ai copié-collé mon texte, et il est venu s'infester d'une pollution innommable faite j'imagine de balises HTML ou je ne sais quoi. Il a fallu le "dépolluer" à la main, ligne par ligne, de tous les caractères qui l'infestaient !!!!
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Allez je vous remets le compte-rendu du 1er épisode de la campagne “le ressac de Bryn Celli ddu” que nous avons eu l’honneur de jouer il y a déjà quelques temps…sous l’égide du MJ Er-Murazor. Dans les rôles principaux: – Wayne Davis ( Totoche) – William Gillies (Damien) – Kathleen Jones (Rémy) – Adrian Mc Cluskey (Patacrep) – Jonathan Haggins (Boeush / moi-même / narrateur à mi-temps) Le vent souffle sur les docks de Liverpool. Le capitaine Tyler Sappletown, bougon et taciturne comme il se doit, nous demande d’embarquer sur son petit rafiot car la marée n’attend pas. Les quatre passagers que nous sommes montent rapidement à bord. Le bateau s’écarte du quai, et……. arrive en courant un petit binoclard qui, malgré son allure frêle, court comme un dératé en hurlant « attendez-moi ! attendez-moi ! ». Dans un double geste désespéré, et alors que le bateau est déjà à deux mètres du quai, il jette sa valise de toile sur le pont, et saute pour attraper le bastingage. Il réussit à se hisser à bord sans encombre. On ne peut pas en dire autant pour sa valise qui a mal vécu son embarquement : elle a tout bonnement éclaté et répandu son contenu sur le pont. Sans s’attarder sur les caleçons en flanelle et les livres sans intérêt qui parsèment le plancher, nous rassemblons de bon gré ses effets et l’aidons à refermer son bagage. Nous quittons Liverpool à destination de Dublin, que le bateau devrait atteindre dès ce soir. Certains s’arrêteront à mi-distance sur l’île d’Anglesey, située sur la pointe nord du Pays de Galles. Je suis de ceux-là. Jonathan Haggins, pour vous servir. On m’envoie pour un obscur travail de recouvrement de dettes. Je dois récupérer, pour le compte de la banque Barclay qui m’emploie, quelques livres sterling auprès d’un petit patron de pêche du nom de Ben Oliver. Ce n’est pas que j’aie quoi que ce soit contre lui, mais rien ne m’excède davantage que ceux qui ne paient pas ce qu’ils doivent. Je crois que c’est pour ça que la Barclay est satisfaite de mes services. Quand on me confie une mission comme celle-là, on sait en général que je reviens avec ce que j’étais venu chercher. L’aréopage qui m’accompagne n’a rien de bien excitant : mis à part l’énergumène arrivé en retard, répondant au ridicule patronyme de William Gillies, et à qui je donne tout de même un petit coup de main pour réparer le fermoir de sa valise, je remarque tout d’abord un jolie pépée d’à peu près 25 ans, mignonne comme tout mais semble-t-il plutôt versée elle aussi dans les livres. En tout cas pas le pied marin, la cocotte, vu l’aspect livide de son visage quand le bateau commence à affronter la pleine mer. Nous nous regardons d’un air entendu avec les autres passagers. Enfin, avec celui qui reste parce que le troisième n’a pas attendu cinq minutes avant de filer se cacher dans sa cabine, sans même échanger deux ou trois mots de civilité. Quel malotru.La poulette et le petit prof se terrent, eux, dans la cabine. Je les vois parfois passer par le pont central pour offrir, par-dessus le bastingage, les restes de leur repas de midi aux poissons. Une histoire de sandwich mal digéré me fait sourire, mais du vomi… même sur de jolies lèvres, reste un spectacle peu ragoûtant. Celui qui reste, donc, semble tout sauf un intellectuel. Le genre de type qui ne cache pas vraiment ses muscles sous un chandail à grosses côtes, le couteau de combat à portée de main sans jamais rater une occasion de vous le montrer ostensiblement. Il me dit s’appeler Wayne Davis je crois. Ca sent le militaire encore en activité ou non, et quelque chose me dit qu’il vaut mieux être de son côté à celui-là. Il allume méthodiquement clope sur clope en jetant à chaque fois violemment la précédente au sol. Peu après la sortie du port, il sort rapidement sur le pont où les grains se succèdent, sur une mer qui se creuse de plus en plus. S’il veut être trempé, c’est son affaire, mais qu’on ne compte pas sur moi pour ça. C’est ça, les hommes d’action, toujours prêts à affronter les éléments coûte que coûte. La barbe, quoi. Je l’entends échanger quelques paroles avec le capitaine, mais je ne distingue pas vraiment ce qu’ils se disent. Je crois tout de même discerner « tempête » dans les rares mots prononcés par ce dernier. Bien ma veine, ça. Moi qui ne prends pratiquement jamais le bateau, il va falloir se coltiner du gros temps. En effet, plus ça avance et plus ça balance. Le passager mystérieux –un Irlandais je crois, Adrian McCluskey ou quelque chose comme ça- sort de sa cabine et rejoint le va-t-en guerre à l’extérieur. Les heures passent et je me rends compte que le mot « tempête » était bien le bon. Jamais vu ça. J’ai même du mal à me maintenir assis sur le banc cloué au sol de la cabine. Je range ma montre-boussole. Manquerait plus que je la casse. Le capitaine hurle des ordres aux deux téméraires, et je vois McCluskey se placer à l’avant du bateau, dans l’attitude du type qui tente d’apercevoir sa femme dans une soirée où 300 invités fumeraient tous le cigare cubain. Ah ! Oui, parce que si la tempête a bien grossi, on doit aussi faire face à une visibilité de plus en plus réduite. Je crois comprendre qu’on fait des manœuvres d’approches, le phare de Bryn Celli Ddu serait en vue. Si l’expression n’était pas un peu abusive, un jour comme aujourd’hui. En fait, je crois qu’on va aborder un ilôt rocheux parce que le temps ne permet pas de rejoindre sans risque notre destination de départ.L’arrivée dans la crique est quelque peu apocalyptique. Comme dans un rêve, je crois entendre Davis hurler quelque chose à propos de ce qu’il a vu passer sous l’eau, il me semble entendre des bruits de choc, comme si le bateau heurtait des morceaux de quelque chose. Mc Cluskey hurle quelque chose sur quelqu’un qu’il aurait vu plonger depuis un rocher quasi immergé. Je crois qu’il abuse de la bouteille, celui-là : ce n’est pas vraiment le temps pour se transformer en baigneur. Nous arrivons à nous amarrer au ponton, dans les cahots et les embardées. Et là, nous voyos un petit chalutier qui a déjà accosté, apparemment peu avant nous, de l’autre côté du ponton sur lequel, deux hommes sont présents. Le premier est à genoux, penché sur le deuxième qui semble bien mal en point. Les vieux réflexes reviennent vite, et je me rends rapidement à ses côtés, pour constater qu’il est vraiment mal en point. Il saigne abondamment de la tête, et ses mains sont entaillées en de multiples points. Comme le temps est très peu hospitalier, nous nous dépêchons de transporter le blessé jusqu’au phare qui se dresse au-dessus de la crique. C’est dans le bâtiment qui le jouxte que nous finissons par arriver, épuisés, haletants, trempés jusqu’aux os. Nous repérons une table remplie d’outils, qui vont vite rejoindre le sol pour laisser la place à « notre » blessé. Le gardien du phare, Georges Farlan, nous accueille avec méfiance mais semble reconnaître le blessé et le quidam qui m’aide à le transporter. Il nous dit de le monter à l’étage pour pouvoir le soigner plus convenablement. J’acquiesce et nous montons le corps, pour le poser sur une couchette. Je commence à nettoyer la plaie –plutôt vilaine-, j’arrive à stopper l’hémorragie et pose un bandage très serré pour comprimer le saignement. Une piqûre de morphine (la trousse à pharmacie du phare semble bien garnie) lui permet de passer ce mauvais cap. Avant que qu’il ne sombre dans le sommeil, et comme la situation du type me paraît assez étrange, je lui fais les poches (dont j’extrais un portefeuille qui contient quelques billets, une pièce d’identité…. et une carte parcheminée et détrempée, pour le moins étrange), et je recueille quelques paroles confuses et peu rassurantes. Le type s’appelle Stoner, « docteur » Stoner selon son compagnon. Et il délire, c’est sûr. Son violent coup reçu ne l’a pas arrangé, mais quelque chose d’autre semble l’angoisser au-delà du raisonnable. Je n’ai pas l’impression que son compagnon rencontré sur le ponton était pour lui un sauveteur dévoué.;D’ailleurs, ce dernier se mure dans un une attitude taciturne et désagréable. Nous décidons de l’interroger pour savoir ce qui s’est passé. Il n’a pas l’air de vouloir nous aider à comprendre, avec une défiance et un mépris qui ne nous plaît qu’à moitié. </span></p> On lui fait remarquer les étranges marques de griffure sur les mains de Stoner, déchiquetées, ce qui rend sa version des faits peu crédibles. Cela ne peut pas être une simple chute, mais quoi alors ? Mieux, je vois Davies commencer à se prendre pour un enquêteur –musclé- de Scotland Yard, et il se met en devoir de cuisiner Irwin Winfall. Cela dégénère vite en bagarre, le pêcheur se retrouve finalement projeté à terre par les deux costauds. Mc Cluskey récupère sur Winfall un pistolet de marine à baïonnette. Vraiment pas clair, ce type. Nous décidons de le ligoter sur sa chaise, mains dans le dos, et le fouillons au corps. Nous tombons, à notre grande surprise, sur une sorte de cagoule en cuir dont l’odeur évoque la morue pourrie au mieux, ou la poubelle qui a traîné deux semaines devant un mauvais restaurant de pêcheurs du port au moins. Nous tentons de savoir quel est cet objet mais l’autre ne veut rien dire. Davis et Mc Cluskey musclent un peu plus leur interrogatoire, mais rien à faire. Ce type est à la fois antipathique et a des choses à cacher. Lesquelles ? Stoner saurait sans doute nous éclairer un peu plus, mais il dort. Nous entreprenons de fouiller méthodiquement les lieux. Rien de bien original, un phare, quoi, et son gardien. Des réserves de nourriture, de bois, du matériel de réparation, une cuisine, des lits sans confort. En descendant au rez-de-chaussée, nous tombons sur une porte fermée à clé. Davis, avec la délicatesse qui le caractérise, entreprend d’ouvrir la porte. Avec une masse, dont quelques coups assénés avec la vigueur qu’on lui connaît désormais, finissent par avoir raison du vieux bois. Peut-être qu’une clé existait ? Davis n’en a cure, il avance. Heureusement que nous nous sommes munis de lampes-tempête, car l’escalier qui descend est plutôt sombre. Il débouche dans une salle rectangulaire, comme une crypte. A l’opposé de nous, une dalle gigantesque ferme les lieux. Lisse, énorme, monolithique. Au milieu a été gravé un symbole : c’est un Triskel, 3 jambes réunies en rond qui, selon le professeur Gillies, est le symbole de l’île de Man. Quoique ce triskel-là a la particularité de présenter des jambes nues. Serait-ce l’entrée d’un club de french-cancan ? Toujours selon Gillies, cette particularité serait plutôt le signe d’une grande ancienneté de cette gravure. En tous cas, si c’est une porte, seul un géant peut l’ouvrir. Nous rebroussons chemin en concluant à l’inhospitalité du lieu Nous finissons par remonter à l’étage, et par nous restaurer, le corps tourné vers le poêle à bois qui crépite contre le mur. Je reste l’oreille tendue vers la chambre où repose « mon » blessé. Comme je l’entends bouger, je me rends vers sa couchette. Il délire totalement, me parle d’un masque, d’une confrérie, de créatures… il semble ressentir une peur panique pour ce groupe qui, sans nul doute, est à l’origine de son état peu reluisant. Une secte ? Des adorateurs illuminés qui sacrifient les gens ? ;En plein bouillon, le pauvre gars. Comme je pose ma main sur son front, je me méfie aussi de la température qu’il dégage, et me dis que s’il passe la nuit vivant, les catholiques irlandais pourront aller brûler un cierge dans la chapelle de cette foutue île. S’il y en a une ici, ce dont je ne doute pas. C’est culs-bénis et compagnie, chez ces ploucs de pêcheurs. Il articule encore quelques paroles incompréhensibles : « le masque, il ne faut pas qu’il tombe entre leurs mains », et repart dans les limbes. Pendant ce temps, Mc Cluskey et Davis, accompagnés du capitaine, partent enquêter sur le chalutier. Ils entrevoient sur le chemin une étrange silhouette. A bord du chalutier, ils obtiennent la preuve irréfutable que Winfall et Stoner n’étaient pas seuls sur le bateau. Mais où sont les autres, et combien sont-ils ? Ils découvrent également les débris d’une petite embarcation. Et soudainement le scénario se dessine plus précisément. Stoner s’est déchiqueté les mains sur les rochers, en se fracassant dessus avec sa chaloupe de fortune tandis qu’il essayait sans doute de fuir le chalutier de Winfall. Mc Cluskey et Davis rentrent prestement au phare et entreprennent de barricader les entrées, en utilisant notamment l’établi. Je regarde à nouveau les mains du mourant, et malgré les bandages, je me dis que tout ça n’est vraiment pas clair. Avec mes compagnons, nous revenons à la charge pour interroger Winfall. Il continue à nous prendre pour des péquenots. Davis commence à vouloir pratiquer la manière forte, mais c’est le binoclard qui s’y colle finalement. J’ai l’impression qu’il parle en vieux gallois, ce qui lui permet d’aller un peu plus loin avec l’autochtone antipathique. C’est maintenant Miss Kathleen Jones qui prend le relais, mais je doute que ses charmes –pourtant fort attrayants, une fois retiré l’épais manteau qui la recouvrait- n’aient un quelconque effet sur la volonté de sociabilité du pauvre type. Il commence d’ailleurs à s’allumer et finit par menacer la donzelle, en lui promettant des relations sexuelles que seule une perverse apprécierait, et pour nous tous un bon repas, dont nous serions le plat principal à la table des poissons. Complètement dingue, le gars. Sur ces bonnes paroles pleines de charité chrétienne, et avant qu’aucun de nous n’ait pu esquisser le moindre geste, il se lève d’un bond, fait littéralement exploser la chaise où ses mains étaient entravées, et se jette à travers la fenêtre. Je donnerais cher pour voir l’état du type, qui a dû se farcir quelques rochers un étage plus bas. D’ailleurs nous nous jetons à la fenêtre pour voir le spectacle. Le type s’est remis debout et commence à nous échapper. Damned ! Et puis McCluskey sort le pistolet et fait feu de deux coups. Raté. L’autre est parti dans la nuit, au milieu d’une tempête à ne pas mettre un poisson dehors. Il hurle en appelant ses amis, ne laissant plus aucun doute sur la menace qui rode autour de nous. Nous nous retrouvons seuls autour de la table, et nous rasseyons dans un soupir. J’en profite pour sortir la carte subtilisée dans la poche de Stoner. Kathleen, visiblement choquée par les promesses inquiétantes du désormais fuyard, semble, à la vue du document, retrouver ses esprits et le lit comme si c’était un objet d’études universitaires. Elle reconnaît l’ensemble des lieux écrits, car c’est une sorte de plan, où les lieux, anglais, gallois et irlandais sont reliés par des traits. Ce sont tous des sites remarquables où ont été découvertes des pierres levées datant de bien longtemps. L’ensemble forme une étoile à 5 branches, au centre de laquelle est fléché un point qui semble correspondre à l’île de Man. Je crois que nous en reparlerons dans l’avenir. Quand on regarde dehors, on s’aperçoit que l’eau monte doucement mais sûrement, comme si l’océan nous amenait, en plus de la tempête, une grande marée. On avait bien besoin de ça. Après toutes ces émotions, nous décidons de nous reposer un peu, tout en faisant des quarts afin de sécuriser notre –courte- nuit de sommeil. Au troisième quart, vers 5h du matin, un cri retentit. C’est Mc Cluskey, de garde en bas, qui avait entendu des pas dans l’escalier. Il s’était approché lentement, appelant plusieurs fois Farlan qui était censé s’occuper de l’étage. Après de nouveaux bruits de pas, Mc Cluskey a finalement hurlé le nom de Farlan, réveillant tout le phare. Ce dernier, lui, est mort. Ca doit être pour ça qu’il n’a pas donné l’alarme…Mc Cluskey nous rejoint à l’étage lorsque Davis est bousculé par un individu et tombe lourdement. L’individu se jette dans les escaliers, précédé par un acolyte que nous n’avions pas vu. Mc Cluskey sort son arme, et tire deux coups… je crois qu’il rate à nouveau sa cible. Kathleen, elle, veille sur le balcon, et aperçoit dehors un homme qui pénètre dans la maison. Elle le reconnaît, c’est Winfall. Tandis que la donzelle fait admirer la force de ses poumons par des cris à faire chavirer un bateau, nous nous lançons, Davis et moi, à la poursuite de l’importun dans les escaliers, en bas desquels Davies arrive à avoir la peau du deuxième avec son couteau. Davies s’élance alors que Mc Cluskey me rejoint. En bas nous faisons face au troisième type entré par la porte: Winfall. Adrian tire deux coups…. Et rate une nouvelle fois. Il faudra que je me rappelle de ne pas lui faire confiance, à celui-là. Pas le temps de réfléchir, je me jette sur Winfall avec un couteau, et le rate à mon tour. J’arrive tout de même à lui aligner une droite, et McCluskey parachève le travail par un coup de baïonnette bien senti. Pendant ce temps, Davies court après le fuyard, qui emprunte une porte puis l’escalier bien sombre –exploré précédemment- qui mène sous le niveau de l’habitation. Face au danger, Mc Cluskey donne le pistolet baïonnette à Davis, et sort une autre arme, un colt qu’il nous avait caché depuis le début ! Celui-là a des ressources insoupçonnées, mais j’espère qu’il sait mieux se servir de son propre pistolet que de celui de Winfall… Mais à ce niveau-là de prudence, j’ai l’impression de marcher sur une pellicule de glace de 3mm. D’ailleurs, comme pour imager le propos, le sol commence à être recouvert d’eau absolument partout. Là, ce n’est plus une grande marée, c’est un truc du genre prévu dans leur foutue bible. On ne va pas tarder à voir se pointer Noé et ses couples d’écureuils et de blaireaux. Nous finissons par atteindre le bas, quand retentissent des coups sourds et violents. Manifestement, quelqu’un tape avec insistance et avec une masse sur la dalle de pierre sus-décrite. Soudain,une sorte de hurlement de mille voix ainsi qu’une puissante onde de choc faisant trembler tout le phare se font ressentir. Et au vu du bruit d’explosion qui ponctue ses coups, je crois que le cogneur est parvenu à ses fins. Et à la sienne aussi, d’ailleurs, quand on voit le résultat de ses efforts. On pourrait dire que si le gars ne s’est pas dispersé dans ses efforts, son corps, lui, si. Il a eu l’idée de visiter tous les recoins de la grotte, et en même temps. Derrière la boucherie, et une fois passés les débris de ce que fut la dalle de pierre, semble partir un couloir. Davis, notre homme d’action n’a pas froid aux yeux, et il décide d’y aller. Nous l’encourageons avec l’Irlandais, et le soutenons à distance raisonnable, c’est-à-dire en rebroussant chemin. Après quelques embranchements, le couloir s’élargit jusqu’à une sorte de plage sous-marine. Au bord de l’eau, Davis voit une parfaite pierre rectangulaire en forme d’autel, au centre de laquelle trône un masque d’albâtre, étrangement blanc et brillant. Dans l’eau, en revanche, à environ 20 pas, mais se rapprochant lentement de lui, comment dire… Une créature indéfinissable, de la taille d’un homme mais singulièrement plus proche du poisson que du mammifère. Pas du genre à boire un whisky avec, attablé dans un pub de Manchester. Davis n’écoute que son courage, vise avec le pistolet de Mc Cluskey dans la direction du monstre, et le touche à l’épaule. La créature prend néanmoins dans sa « main » une arme du genre harpon et la projette violemment sur Davis. Heureusement, la blessure a réduit sa force et le harpon vient se ficher dans le sable. Entendant de loin que ça barde, nous lui crions de s’enfuir, et Davis nous écoute, non sans avoir au préalable subtilisé le masque nacré. Nous remontons quatre à quatre les marches, tandis que des flots d’eau écumante dévalent dans les escaliers. L’eau arrive désormais au niveau du genou, et nous nous dépêchons de gravir l’escalier qui mène au 1<sup>er</sup> étage. Arrivés en haut, nous empruntons dans la précipitation la porte qui mène au phare, où nous rejoignons les deux scribouillards qui nous avaient précédés courageusement… de quelques minutes. Sappletown est là aussi et a tenu à amener Stoner au sec. Nous verrouillons la lourde porte, et attendons que le soleil se lève. S’il le veut bien. En croisant le regard de notre petit prof, j’ai l’impression qu’il est sous le choc d’une vision terrible. Il se contente de bredouiller « la bête, la bête… » comme un parfait abruti d’Irlandais qu’il est. Le temps s’éclaircit, la tempête semble être passée.</span></p> Stoner ne verra pas l’aube venir.</span></p> Dehors, un spectacle pas courant nous attend. L’île est dévastée, et ressemble à un cimetière à poissons. C’est comme si une immense vague avait submergé la petite île et n’avait rien laissé de vivant derrière elle. Nous revient une conversation avec Farlan dans cette journée mémorable. Il nous a confié qu’il avait vu des « créatures » croisant autour de son île de temps à autre. Selon lui, elles restent à distance et semblent être dans l’impossibilité d’y pénétrer, comme si quelque chose les en empêchait. Lui, en tous cas, ne veut pas en savoir plus. Je crois que pour nous, ce serait maintenant plutôt l’inverse. Si dès qu’on met le pied dans ce fichu pays, c’est ce genre de journées qui nous attend, ça va être coton de retrouver mon débiteur.</span> Quote
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Elles sont chouettes tes photos. Du coup, on ne sait pas si c'est dû à la montagne de haute technologie que tu as déployée, ou plus simplement grâce aux angles de vue que tu choisis. J'ai quand même tendance à pencher pour la 2ème solution :whistle:
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Et dans les yeux d'Emilie... :cry: Désolé, l'obsédant refrain joué par la fanfare des supporters de basket a tendance à rentrer dans la tête un peu comme un marteau pousse son clou dans la mousse http://www.lequipe.fr/Basket/Actualites/Plongez-dans-les-yeux-d-emilie-la-chanson-de-l-equipe-de-france-a-l-euro/590624
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Et au moment où Totoche 1er m'a appelé pour me dire que le transfo EDF était HS, qu'il n'y avait que des jeux extérieurs jusqu'à 20h-20h30, qu'ils étaient déjà 5-6 et que ça allait sans doute suffire, j'avoue qu'une grande lassitude m'a saisi. Sans doute le contre-coup d'une rentrée qui nous voit, nous'ot, les fainéants de profs, déjà fatigués au bout de 2 semaines et 1/2 de travail... Bon, je n'avais pas compris que "jeux d'extérieur" et "jeux à l'extérieur" ce n'est pas exactement la même chose et j'ai renoncé aux 3/4h de trajet. Donc bravo à vous qui avez bravé les circonstances défavorables pour offrir aux participants une animation de qualité ! J'en serai la prochaine fois, encore plus fort et motivé ! :yahoo:
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C'est du bon boulot mon cher Patrice !
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Et..... tu aimes les combats de gladiateurs ?
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Manoir, manoir..... faut rien exagérer. Tu as oublié que tu aimais le vélo même si as du mal à franchir les cols de 1ère catégorie :)
