Senik Posté(e) le 1 novembre 2019 Posté(e) le 1 novembre 2019 C’est un KS, c’est ça ? Ouais, livrable en juin 2019 Citer
damien Posté(e) le 2 novembre 2019 Auteur Posté(e) le 2 novembre 2019 Tout ce que tu dis est vrai, Sham. Knizia a à ce jour une vingtaine de jeux annoncés pour 2019, donc la dilution est inévitable. Avec ce jeu, nous sommes loin des hauts de sa production, qualitativement parlant, même s'il est loin d'être fini selon moi. Par ailleurs, je souscris pleinement à ce que dit cette review détaillée https://boardgamegeek.com/thread/2223441/points-and-counterpoints-islaythedragon-review et je rajouterai: un peu moche. Sauf qu'il y a un facteur à prendre en compte: Si dans le même genre Zero (surtout à 5, quant on peut décemment compter les cartes) est bien meilleur, ou Non Merci dans les anciens, c'est juste celui qu'on a un peu de chance de pouvoir jouer en ce moment (mise en lumière par le spiel, facilité d'accès). Et c'est toujours mieux que le Uno. C'est quasi impossible de proposer un jeu de cartes un peu technique ou même pas connu. Voodoo Prince de Knizia par exemple, ou Skull King (dans la même collection, autre auteur) est un peu plus fin, meilleur donc. Mais qui veut jouer à ça ? Gigamic a eu la même logique je pense, en publiant Llama. Et le marché à toujours raison. Une bière de chantier par temps de forte chaleur. Jurisprudence Papayoo http://www.jeupetille.com/2114-large_default/papayoo.jpg Citer
LorDjidane Posté(e) le 2 novembre 2019 Posté(e) le 2 novembre 2019 Ah tiens je me disais bien t'avoir vu au stand de Blackrock mais y'avait trop de foule à traverser pour venir dire bonjour. J'étais aux quatre jours du salon avec les copains de l'asso grenobloise et j'abonde un peu dans les remarques générales ci-dessus. Globalement les jeux qui ont bien marché chez nous : Die Crew, Oriflamme, Crusaders, Nine Tiles, The Mind Extreme. Quelques avis rapides sur tout ce que j'ai joué (beaucoup de "jeux sympas", on aurait dit la conclusion de beaucoup) https://boardgamegeek.com/geeklist/263770/essen-2019-feedback: Citer
damien Posté(e) le 2 novembre 2019 Auteur Posté(e) le 2 novembre 2019 Merci pour ces retours. je vois que la vision est assez partagée. Letter jam, en effet. Un point de vue pas inintéressant à entendre, de Vincent Dutrait, qui va un peu dans le même sens.: https://m.facebook.com/notes/vincent-dutrait/mon-essen-2019charni%C3%A8re-et-appr%C3%A9hensions-photogravure-et-r%C3%A9flexions/2457414667627389/ Au bout du compte c’est paradoxal. Car je suis convaincu que dans cet essor, il y a des passionnés à découvrir, des éditeurs à surveiller, soutenir, de la créativité tous azimuts, des idées, des projets. Et d’un autre côté, on en voit foncer dans le mur en klaxonnant, la tête ailleurs, en touriste. Ce qui me conforte dans l’idée que le ticket d’entrée dans le monde du jeu est bien trop bas... On évolue d’ailleurs dans un des rares métiers de l’édition où il n’y a pas vraiment de formation. La plupart se formant sur le tas, par la pratique et non par la théorie, voire de manière empirique. Moi il ne me viendrait jamais à l’idée d’ouvrir une pâtisserie parce que j’aime les gâteaux ! Bref, un sentiment mitigé et un ressenti d’étrange bouillie. ♦ La Production Cependant il y a quelque chose qui m’a sauté aux yeux. Une production que j’ai jugée dans l’ensemble très sombre. J’entends par là des jeux aux couleurs ternes, aux tons sombres bouchés, aux lumières enterrées... Comme un voile gris déposé sur les visuels (cf. la nouvelle “La Couleur tombée du ciel” de Lovecraft). Ce qu’on peut constater aisément en se référant aux visuels mis en ligne - certes rétroéclairés sur écran mais aux teintes et contrastes plutôt éloignés du rendu final (par exemple le dos de boîte de Flotilla avec des éléments et personnages illisibles, noyés dans des tonalités très, trop, dark ou sur d’autres jeux, des motifs à peine perceptibles en arrière-plan). A mon avis, cela tient à plusieurs choses : - l’utilisation excessive voire abusive du papier mat. Ça peut être classieux, certainement “à la mode”, bien pratique pour faire ressortir un titre avec par-dessus un filtre Spot-UV (vernis sélectif). Mais mal exploité, c’est vite le massacre des couleurs ! Pour info, le papier mat reflète moins la lumière que du papier standard ou brillant, ou linen, et à, de plus, tendance à “boire” les couleurs et donc à faire s’étendre/baver certaines teintes. Ce n’est pas (que) moi qui le dit, certains fabricants précisant clairement dans leurs guidelines que l’emploi du papier mat va compresser la gamme de couleurs pour un rendu terne voire délavé, des tons sombres plus sourds et il est fortement recommandé de l’anticiper en augmentant la saturation et les contrastes d’au moins 10~15% pour tenter d’essayer de compenser (1). Et encore ce n’est pas gagné d’avance car... - l’absence quasi-généralisée de photogravure. A une époque pas si lointaine, il y avait un poste de travail disons entre l’éditeur et l’imprimeur, le photograveur. Pour faire simple, il s’agissait de caler les fichiers pour l’impression. Mais attention, ce n’est pas seulement appuyer sur des boutons dans Photoshop ou Indesign et apposer un profil couleur comme presque n’importe qui peut le faire, c’est avoir une vision complète de toute la chaîne graphique et d’impression pour avoir les connaissances techniques nécessaires pour assurer une impression juste et précise, sur tous les supports. Avec, de plus - et c’est capital, des compétences en image, graphisme et illustration, pour une vision artistique et stylistique du rendu final ! C’est tout un pan de la chaîne qu’on peut faire sauter et bien rares sont les imprimeurs avec en leur sein de vrais photograveurs et les éditeurs à pouvoir être efficients là-dessus. - trop se fier aux bons à tirer avant l’impression. Un bon à tirer, BAT, c’est un document imprimé ou numérique qui fait “preuve” de tirage final, à faire valider et approuver par l’éditeur. Dans le cadre de l’édition de livre, c’est peut-être plus fiable et moins délicat que pour le jeu car il y a moins de facteurs impactant comme des formats différents, des matériaux différents. Alors que dans le jeu on va imprimer sur du papier seul, du papier qui sera encollé sur du carton, et/ou plié, découpé, etc. Pour ma part, je trouve ahurissant qu’on puisse lancer une production sur un BAT numérique, c’est-à-dire d’après à une image rétroéclairée sur écran (et donc plus lumineuse “qu’en vrai”), écran qui n’est pas forcément calibré et certainement pas réglé comme ceux de l’imprimeur... Et pour un BAT imprimé, comment s’y fier pleinement quand on sait que ce sont le plus souvent des tirages faits sur des machines consacrées, hors chaîne d’impression ? Et qu’en plus, plus tard, lors de la production de masse, les calages vont certainement bouger un peu au fil du tirage. Et que pendant le tirage, s’il n’y a pas de contrôle humain fréquent et efficace, ça ne tiendra pas tout seul tout du long par magie (2). ♦ Les Séances de Dédicaces Citer
damien Posté(e) le 2 novembre 2019 Auteur Posté(e) le 2 novembre 2019 Autre projet complètement barré à l'ombre des blockbusters, et dont personne ne parle: Fabrik der Trauma, qui n'a rien à voir avec la psychanalyse (quoique...) avec une pochette inspirée d'une jacquette de VHS, et probablement avec une boîte qui s'ouvrira comme une (énorme) VHS. http://de.web.img3.acsta.net/c_215_290/pictures/18/12/03/15/29/1969892.jpg En tant qu'amateur de jeux obscurs, ce projet est cousu main pour moi, tant il articule deux de mes passions: le jeu et le cinéma (un certain cinéma). J'aurais vraiment aimé avoir l'idée moi-même et avoir l'énergie de le mener à bout. C'est un peu comme Essen, The Game ou Time's up Geek, un délire de fan, une jeu bis sur le cinéma bis, avec un jeu de mot énorme dans le titre. A la base, il y a un jeu de Knizia, Fabrik der träume (la fabrique des rêves). qui avait été réédité par Filosofia dans sa collection de "je refond les classiques fonds de tiroir et à part Chinatown, rien de mémorable". C'est très classique dans les mécanismes, mais efficace et le thème fonctionne bien. Un peu comme dans Modern Art Je cite Tric Rack et la fiche de jeu https://www.trictrac.net/jeu-de-societe/fabrik-der-traume Tous coups sont permis pour achever les plus belles perles du cinéma, ou plus beau nanar qui peut à terme devenir culte ! Il est frais, il est beau mon... film ! Le jeu se déroule en 4 phases (années) où l'on va placer aux enchères des lots de 1 à 3 tuiles. Les enchères vont s'effectuer en circuit fermé, c'est à dire qu'on aura le même nombre de contrats (la "monnaie") pour toute la partie (par exemple, 48 contrats à 4 joueurs, 12 pour chacun au début). Celui qui enchérira le plus redonnera les contrats aux autres joueurs, qui gagneront alors en pouvoir d'achat. Seul défaut de la version française, les jeux de mots absolument pourris (qu'on en juge sur l'illustration) Alors, du coup, des étudiants de la New York film Academy, Brian et Jenny, ont eu l'idée de faire une édition spéciale uniquement centrée sur le cinéma bis. Et cela fonctionne beaucoup, mais alors beaucoup, mieux. Déjà, on abandonne les jeux de mots pour les titres originaux (qui va faire un procès ?) Au lieu des oscars, on a le festival de Toronto et, cocorico, le PIFFF (Paris International Fantastic film Festival), tout le circuit. Brian S. Clarke et Jenny J. Brady (hilares, juste après que je leur ai expliqué ce que leurs prénoms signifiaient pour les français) Ils abandonnent l'humour pour un sérieux encyclopédique, qui leur permet de gonfler à l'infini le nombre de fiches de films utilisées. Les films sont interchangeables dans le jeu, et on n'en utilise qu'un fraction (20%), mais cela nous fait une encyclopédie du cinéma bis. Et, bordel, absolument tout le monde est là... Il y a même des raretés, comme le Baise moi de Virginie Descentes et Coralie Trinh Thi -"thrilling and pure hardcore movie, great production, one of the best french movie of the 90's" selon eux, même si on va pas mégoter mais techniquement il est sorti en 2000). Ces jeunes sont une encyclopédie vivante, et ils sont carrément intransigeants - putain de millenials qui ont grandit avec Internet ! Ils m'ont raconté que, outre la sélection des films, le plus dur a été l'attribution des étoiles (système de valeur des stars, des réalisateurs, et des films, base des enchères). Nous avons ainsi beaucoup parlé de Rage (Rabid) de David Cronenberg et du cas de Marylin Chambers: faut-il mettre deux étoiles car elle a la double casquette star du porno et star d'un film de Cronenberg ? Mais elle a peu tourné dans le cinéma bis, tu veux carrément lui mettre la même note que Chris Penn, sérieux ? On imagine les discussions sans fin... et là un éditeur aurait été à perdre moins de temps, mais ça aurait été un projet moins cool aussi je pense. Bref, cela donne néanmoins l'impression d'exhaustivité, et l’aplat des affiches originales (pour les Ultra Pro, c'est en format Race For The Galaxy, et je vais m'en commander direct) c'est juste super classe. http://prodimage.images-bn.com/pimages/0025192843624_p0_v2_s1200x630.jpg http://fr.web.img4.acsta.net/c_215_290/pictures/210/570/21057055_20131112165318123.jpg Débarrassé du cynisme et de l'humour débile a quand même plus de gueule. Parce que j'en avais rien à battre, dans le jeu original, de monter un film à la con avec Brave Pite, là ça m'excite beaucoup plus d'organiser la première de Tetsuo au festival de Tribeca. C'EST FOU comme la thématique renouvellée change carrément le jeu - alors que la mécanique a presque pas bougé. J'en aurais bien ramené une copie, mais ils ont que leurs exemplaires de démo. Au départ, c'était un projet de fin d'étude, mais ils ont contacté la secrétaire de Knizia ( on ne lui parle jamais directement business, parait-il ça passe toujours par son équipe), qui a donné un accord verbal. Reste à trouver un éditeur international. C'est la raison de leur venue à Essen. Bon courage ! Je ne sais pas, je ne sais pas, l'heure est quand même au Mainstream, quand on voit que le Ghost Stories de Bauza abandonne la thématique Histoire de fantômes chinois pour un bête et con Tower défense. Une trahison. "A fucking Disgrace !!!" selon eux. http://fr.web.img3.acsta.net/c_215_290/pictures/17/11/30/12/48/3827217.jpg Le public est peut-êtreprêt pour Fabrik der trauma, mais les éditeurs je sais pas. Surtout qu'ils ne vont céder sur rien je pense: leur liste de films hyperabondante, les originaux, le titre qui est une variation subtile sur le nom du jeu original et sur la version autrichienne de Hellraiser ce qui a plus de sens que la ridicule version FR. (qu'on essaye pas de leur imposer un titre à la con, type Bis Zone ou un Filmmakers! ou rajouter des trucs plus consensuels comme Mystic Pizza) http://fr.web.img6.acsta.net/c_215_290/medias/nmedia/18/63/14/44/18946269.jpg Et puis les deux premières éditions de ce jeu ont carrément été des fours. Et le pire pour ce jeu ce ne serait pas qu'il ne soit pas édité, mais qu'il soit édité pour les musées et les cinémathèques. A mon sens. D'un autre coté, essen the game a pu être édité... http://www.geeklette.fr/wp-content/uploads/2014/06/essen-the-game-07.jpg Citer
damien Posté(e) le 2 novembre 2019 Auteur Posté(e) le 2 novembre 2019 Nanty Narking est présenté comme une refonte du Disque Monde publié il y a quelques années si je dis pas de conneries, le jeu a pas mal été cherché après sa fin d’édition mais j’ai toujours entendu dire que c’était une usine à gaz. Il était plutôt bien (thème et illustrations au top) Citer
Rémy Posté(e) le 5 novembre 2019 Posté(e) le 5 novembre 2019 Dixit Ludovox Le nouveau buzz tout frais post Essen19 s’appelle Die Crew, un jeu coop’ (de Thomas Sing, chez Kosmos) pas encore traduit de l’allemand mais qui commence à faire du bruit à l’international… On nous dit dans l’oreillette que Iello serait bien placé pour faire une traduction ! À suivre ! http://ludovox.fr/wp-content/uploads/2019/10/die-crew-jeu-217x300.jpg The crew ® consulte ses avocats et ses hommes de main recrutés en prison (qui contre une réduction de peine font un service civique auprès du groupement d’intérêt). Quote L'option craquage de genoux va l'emporter, surtout que ShitDicer est remonté pour une sombre affaire de plagiat en parallèle, hein @er-murazor Merci pour ta veille juridique damien ;-) Citer
Tom Posté(e) le 5 novembre 2019 Posté(e) le 5 novembre 2019 Et zombie dice, c’est ballot, si j’avais sû, je t’aurai bien demandé d’en glisser un dans ta valoche ^^Tout pareil, ça m'aurait bien branché... Tant pis ! Citer
Max Posté(e) le 5 novembre 2019 Posté(e) le 5 novembre 2019 se balader seul sur le salon c’est presque ce qu’il a de mieux Ca fait un peu vieil ours (j’assume) mais on passe pas son temps à chercher sa troupe et surtout, on trouve très souvent et très vite une table sur laquelle on peut s’incruster. Et comme la plupart des gens sont fort sympathiques et accueillants, ça se passe toujours bien. Quote ça c'est parce que j'étais pas là !! Sinon c'était facile de me retrouver ! Citer
Dooophy Posté(e) le 7 novembre 2019 Posté(e) le 7 novembre 2019 Merci pour ces feedbacks très riches ! J'espère avoir l'occasion de tester quelques unes des découvertes lors des 24h. Le post sur le nouveau splotter m'a énormément donné envie (la description fait vraiment penser à FCM dans un autre univers... et j'aime vraiment bcp FCM). S'il a des mécaniques similaires en améliorant encore l'ensemble, ca ne peut etre qu'excellent ! Sortie probable fin d'année prochaine ? Citer
damien Posté(e) le 7 novembre 2019 Auteur Posté(e) le 7 novembre 2019 On en parlera aux 24h devant une bière fraîche. Citer
Dooophy Posté(e) le 8 novembre 2019 Posté(e) le 8 novembre 2019 On en parlera aux 24h devant une bière fraîche. Quote Et tu pourras bien te foutre de ma gueule, je l'aurais bien mérité ! :ange: Citer
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