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Posté(e)
Je continue de faire du lobbying pour qu’ils les achetent a la mediatheque mais c’est pas gagné. Tu me les preterais eventuellement Rémy ?

 

 

bien entendu !

Je finis le 4 et je te les passe tous ou tu veux déjà les 3 premiers ?

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Pour le 5, c'est une belle liste. En plus pour les étudiants, les black blocks et les mecs qui veulent faire leurs courses de Noël (soyons pragmatiques, c'est aussi le côté insurrectionnel qui a marche), le moment est idéal. Loin des vacances et des partiels, bien sûr les nerfs. Si les routiers et les agriculteurs pouvaient mettre un coup de pression aussi. Les médias et les syndicats sont tellement tout petes que c'est dur de savoir ce que cela va donner.
Posté(e)

Je viens de finir Metro 2034, du coup je  suis en train de relire Metro 2033 de Dimitry Glukhovsky... (la série en comporte 3 maintenant Metro 2033, 2034, et 2035) . Je n'ai pas encore lu le dernier qui vient de sortir.

 

Suite à une guerre nucléaire mondiale, les derniers survivants de Moscou survivent dans le métro. Ce n'est pas seulement une enième histoire de survie post-apocalyptique. Il y a une ambiance oppressante, le danger est partout, la simple traversée d'un tunnel reliant 2 stations devient extrêmement dangereuse aussi bien physiquement que pour la santé mentale.

 

C'est assez captivant, c'est impératif de se repérer sur le plan à chaque référence à une nouvelle station car tous les noms sont en russe, on s'y perd facilement.

Posté(e)
Je viens de finir Metro 2034
Ceux-là sont aussi dans ma pile de bouquins à lire depuis que j'ai entendu l'interview de son auteur dans La méthode scientifique. Merci pour le retour !
Posté(e)

L-individu-ingouvernable.jpg

 

C'est un universitaire à l'ancienne, qui recycle un peu ses idées, mais il est extrêmement percutant.

Pourquoi depuis plus d’un siècle, les sociétés occidentales fondées sur les valeurs de compétition et d’individualisme, finissent à terme, par conduire au désordre social et à l’apathie politique ?

 

Sans céder au « démon de l’analogie », l’auteur démontre les liens étroits qui, depuis la fin du XIXe siècle, unissent les crises politiques des libéralismes aux discrédits des institutions parlementaires, à l’émergence des populismes, et aux violences destructrices des guerres et des terrorismes. À chaque fois le monde de la sécurité, établi sur les promesses de la raison, de l’autonomie de la volonté individuelle, de l’émancipation par le progrès des techniques et des sciences, … à chaque fois ce monde s’effondre. À chaque fois, la liberté et l’égalité se révèlent comme des valeurs abstraites, réduisant l’espace authentique du politique comme peau de chagrin. À chaque fois l’accroissement des richesses collectives s’accompagne du profit de quelques-uns aux dépens de tous. Or, l’abandon des peuples à leur misère matérielle et culturelle constitue le « fonds de commerce » des extrémismes, des populismes et des haines sociales.

 

L’ouvrage montre également comment l’émergence de la psychanalyse, et plus généralement des sciences sociales ou du darwinisme à la fin du XIXe siècle, constituent des révolutions symboliques qui mettent à terre les vieilles prétentions libérales d’un sujet auto-entrepreneur de son destin. Si ces révolutions symboliques ont tant bien que mal entretenu des visions humanistes du social, elles ne sont pas parvenues à transformer durablement la société.

 

Comment sortir de cette logique d’une masse d’individus déçus et désespérés ? Comment rétablir la vie politique dans un monde intellectuellement et moralement ruiné par la religion du marché ? Comment écarter cette démocratie sécuritaire qui se profile au nom de la lutte contre les terrorismes ? Comment refonder un nouvel humanisme riche des expériences dont nous sommes les héritiers ?

https://www.liberation.fr/evenements-libe/2019/11/27/le-neoliberalisme-est-mort-mais-ils-ne-le-savent-pas_1764915

Posté(e)

887234_medium.jpg

 

C'est un court livre de commentaire sur le travail du photographe Joel-Peter Witkin. Pour situer, cet artiste met en scène des natures mortes un peu à la manière du tueur en série de la saison 1 de True detective. Dégueulasse. On parle souvent du Trash sur Internet, mais l'art contemporain, les photographes sont allés loin dans la déglingue aussi.

  • 4 semaines après...
Posté(e)

J'ai pas trouvé le Hors série de Canard PC plateau et j'ai pris ça à la place

 

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Pas un bouquin, mais un magazine. Qui est plutôt cher, le prix d'un livre de poche en fait, mais plutôt bien. Maquette élégante, matière inédite et écriture souvent un peu stylée même si forçant sur le second degré. Le numéro spécial Lovecraft - publié parce qu'il n'y avait pas de sorties majeure en décembre - est pas mal.

Et ils annoncent un prometteur Colour out of space avec Nicolas Cage.

 

colouroutofspaceposter.jpg

Posté(e)
Fred en parlait et ça fait envie. Il sort quand déjà ?

 

 

 

euh j'ai parlé de ça moi ? non tu dois confondre avec the lighthouse

 

 

 

a voir ...car les films lovecraftien sont rarement des réussites ...on va pas refaire la liste

 

(mais  j'aime bcp l'antre de la folie)

 

 

 

 

Posté(e)

Moi je suis en train de lire:

Rois du monde de Javorski (l'auteur de l'excellentissime gagner la guerre).

une interview de l'auteur qui présente un peu le bouquin https://www.actusf.com/detail-d-un-article/jean-philippe-jaworski-une-nouvelle-branche-pour-chasse-royale-rois-du-monde. On y suit un héros celte qui va devenir le premier conquérant de son peuple. C'est moins vivant que gagner la guerre (le rythme du livre est assez lent), et parfois un peu ardu niveau vocabulaire (beaucoup beaucoup beaucoup de termes forestiers and co que je ne maitrise pas du tout), mais c'est pas mal du tout.

 

Et sinon pour me cultiver un peu:

atlas du moyen orient

un bouquin qui présente pas mal de clés sur le moyen orient (région allant de l'Egypte à l'Afghanistan). La région est présentée via les prismes religieux, hydrocarbures, peuples, histoire (chute de l'empire Ottoman notamment) et j'en passe. Ca change des visions par trop manichéennes qui nous sont servies dans les médias tradtionnels

Posté(e)

Ton bouquin sur les zarabs il a l'air chouette. C'est une histoire qui est mal enseignée passée l'Empire Ottoman.

 

Sinon, j'ai lu ça dans le temps. C'est un professeur de lettres à la retraite qui la parle de la séduction et du traumatisme nécessaire dans la relation d'enseignement, car il s'agit d'ouvrir l'élève à des enjeux transcendantaux. Il dit aussi en substance qu'il ne faut pas coucher avec ses élèves, car ça obscurcit la transcendance. Il ne faut pas que le professeur détourne vers lui le désir de l'infini, dit-il. Ce n'est pas qu'une histoire sexuelle, c'est aussi la question du désir de briller. J'avais un professeur de lettre comme ça, un agrégé qui nous parlait autant de Flaubert (je me souviens encore de mes études de texte de Madame Bovary, de son mépris pour le film qui en avait été tiré) que de Chester Himes (auteur noir de roman noir américains qui se déroulent à Harlem). Il avait fait un travail de recherche sur le roman noir.

 

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  • 2 semaines après...
Posté(e)

Un cadeau pour vos N+1 ?

 

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Le Monde des livres l'a assassiné dans sa critique, en disant qu'en enlevant la question de l’extermination et de la déshumanisation la comparaison avec le nazisme ne tient pas.

C'est négliger peut-être la dimension extrêmement violente du management moderne. Par exemple, chez Uber les gens ne sont plus virés, ils sont juste déconnectés.

Ce qui me donne envie de lire cet essai, alors que bizarrement les critiques positives sur le touche-pipi dans les chambres de bonne de Paris VIeme...

 

Reinhard Höhn (1904-2000) est l’archétype de l’intellectuel technocrate au service du IIIe Reich. Juriste, il se distingue par la radicalité de ses réflexions sur la progressive disparition de l’État au profit de la «communauté» définie par la race et son «espace vital». Brillant fonctionnaire de la SS – il termine la guerre comme Oberführer (général) –, il nourrit la réflexion nazie sur l’adaptation des institutions au Grand Reich à venir – quelles structures et quelles réformes? Revenu à la vie civile, il crée bientôt à Bad Harzburg un institut de formation au management qui accueille au fil des décennies l’élite économique et patronale de la République fédérale : quelque 600 000 cadres issus des principales sociétés allemandes, sans compter 100 000 inscrits en formation à distance, y ont appris, grâce à ses séminaires et à ses nombreux manuels à succès, la gestion des hommes. Ou plus exactement l’organisation hiérarchique du travail par définition d’objectifs, le producteur, pour y parvenir, demeurant libre de choisir les moyens à appliquer. Ce qui fut très exactement la politique du Reich pour se réarmer, affamer les populations slaves des territoires de l’Est, exterminer les Juifs.

Passé les années 1980, d’autres modèles prendront la relève (le japonais, par exemple, moins hiérarchisé). Mais le nazisme aura été un grand moment managérial et une des matrices du management moderne.

Posté(e)

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Déjà fait, avec un parallèle entre la banalité du mal et la sauvagerie de l’entreprise. Dejours, c'est un cador.

Bref, l'attaque du langage à l'oeuvre dans l'entreprise peut, sans mal, être mis en lien avec l'attaque du langage chez les nazis.

Gouvernance de Alain Deneault est pas mal dans le genre aussi.

 

Posté(e)

tu me fais penser à Tolkien (touts proportions gardées hein, il a plus de cheveux ^^) : comment fais-tu pour tout lire et regarder ?

Ou bien, t'es le fils de Jacques C. et tu as la recette des emplois fictifs :-)))

Posté(e)

Je bosse a l'Universite, c'est un prérequis d'aligner des bouts de référence sans les connaître.

Par contre un texte assez court (quelques pages en PDF) que vous pouvez lire avec profit: Post scriptum sur les sociétés de contrôle de Gilles Deleuze.

 

http://1libertaire.free.fr/DeleuzePostScriptum.html

 

Nous sommes dans une crise généralisée de tous les milieux d'enfermement, prison, hôpital, usine, école, famille. La famille est un « intérieur », en crise comme tout autre intérieur, scolaire, professionnel, etc. Les ministres compétents n'ont cessé d'annoncer des réformes supposées nécessaires. Réformer l'école, réformer l'industrie, l'hôpital, l'armée, la prison ; mais chacun sait que ces institutions sont finies, à plus ou moins longue échéance. Il s'agit seulement de gérer leur agonie et d'occuper les gens, jusqu'à l'installation de nouvelles forces qui frappent à la porte. Ce sont les sociétés de contrôle qui sont en train de remplacer les sociétés disciplinaires. « Contrôle », c'est le nom que Burroughs propose pour désigner le nouveau monstre, et que Foucault reconnaît comme notre proche avenir. Paul Virilio aussi ne cesse d'analyser les formes ultra-rapides de contrôle à l'air libre, qui remplacent les vieilles disciplines opérant dans la durée d'un système clos. Il n'y a pas lieu d'invoquer des productions pharmaceutiques extraordinaires, des formations nucléaires, des manipulations génétiques, bien qu'elles soient destinées à intervenir dans le nouveau processus. Il n'y a pas lieu de demander quel est le régime le plus dur, ou le plus tolérable, car c'est en chacun d'eux que s'affrontent les libérations et les asservissements. Par exemple dans la crise de l'hôpital comme milieu d'enfermement, la sectorisation, les hôpitaux de jour, les soins à domicile ont pu marquer d'abord de nouvelles libertés, mais participer aussi à des mécanismes de contrôle qui rivalisent avec les plus durs enfermements. Il n'y a pas lieu de craindre ou d'espérer, mais de chercher de nouvelles armes.

 

 

  • 3 semaines après...
Posté(e)

menifesto-cyborg.jpg

 

Il est traduit en FR, mais la couverture n'est pas belle.

 

Etre fictif hybride, mi-vivant, mi-machine, qui peuple la culture populaire depuis l’invention du terme en 1960 par deux chercheurs en aérospatiale américains, Manfred Clynes et Nathan Kline, le cyborg aurait pu rester tel qu’il avait été imaginé : viril, scientiste, guerrier. C’eût été sans compter sur Haraway. Son Manifeste cyborg, republié aux côtés d’autres écrits de la chercheuse en sciences humaines dans Des singes, des cyborgs et des femmes (1991) mais traduit seulement en 2009 en français, engage «les puissances du mythe de l’humain-machine sur une voie inattendue - celle d’une histoire féministe», explique la chercheuse Florence Caeymaex dans Habiter le trouble avec Donna Haraway.

Pour cette dernière, les imaginaires occidentaux sont riches en figures monstrueuses qui jouent le rôle de fictions politiques : les mythes entourant ces êtres servent à décider des contours de la normalité et permettent d’exercer un contrôle social garantissant le respect de cette norme. Michel Foucault l’affirmait déjà avec son concept de «biopolitique», soit la manière dont la société capitaliste tente de contrôler, à petite échelle, les individus et, à grande échelle, les populations, que Haraway décrit comme déterminant dans sa trajectoire intellectuelle. Mythique, le cyborg interroge le présent, pétri des «rapports de pouvoir» que sont le patriarcat, le capitalisme et le colonialisme, précise Caeymaex ; il trace une «cartographie» de la réalité corporelle et sociale de l’expérience des femmes à la fin du XXe siècle.

 

https://www.liberation.fr/debats/2019/05/13/le-manifeste-cyborg-ou-l-invention-d-une-histoire-feministe_1726734

 

Elle va venir à Lyon bientôt. Hâte.

 

  • 2 semaines après...
Posté(e)
J'ai lu Les particules élémentaires, et c'est assez singulier. Il pousse plus loin des trucs qu'il avait mis en place dans Extension du Domaine de la lutte, il introduit un discours scientifique, et il met une fin SF qui est assez plaquée mais étonnamment intéressante. L'idée centrale est que les nazis nous ont fait perdre beaucoup de temps dans la mise en place d'un programme eugéniste qui est une nécessité. C'est vraiment crade, mélancolique, dégoûtant. C'est un écrivain majeur, et il est très fort dans les ponctuations, les scansions, les juxtapositions. Maintenant, je vais essayer de trouver Soumission. Mais avant je ressens le besoin de lire plus léger.

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