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damien

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Tout ce qui a été posté par damien

  1. Oui. 1 coup par jour minimum ?
  2. EDIT Kaon : sujet en réponse aux messages juste après, rattaché à ce post du coup ----------- Pour ne pas polluer le sujet sur Pharaon, ou sur Essen, je répond ici. Tes remarques assez justes, et ton irritation tout à fait respectable concernant les propos lapidaires, amène deux commentaires. Concernant la nature des blogs: Ce que ta citation néglige à mon sens est qu'il s'agit: - d'une forme à la fois tout à fait contemporaine (les "skyblogs") qui reprend des formes ancestrales (le journal intime; l'éditorial; la tribune; le carnet) - D'un passage du texte à la vidéo en gardant le même mot/le même esprit - d'une forme qui a muté de quelque chose d'assez pur, chaotique et spontané vers une nouvelle forme de marché. Autrement dit, des adolescentes qui exposaient des scarifications aux blogueuses maquillage qui sont des relais de vente dans une ère de doute. Blogueuses qui sont à la fois des publicitaires du produit et des publicitaires de leur auto-entreprise. Autrement dit, il y a un brouillage des formes. Sous le même nomn on retrouve: entre le truc de passionné hyper pointu http://sozeabstractblues.blogspot.com/?m=0 L'extension d'un journal http://libeafrica4.blogs.liberation.fr/2019/09/22/la-corne-de-lafrique-la-fin-des-annees-1970/ Dans l'excellente série The Newsroom, le présentateur star d'une chaine découvre qu'il a un blog, tenu par un jeune subalterne. L'entreprise publicitaire https://intothegloss.com/ etc. Bref, les mots ont leur sens. Ce n'est ni véritablement un journal intime, ni un organe de presse, même si tout l'enjeu est de se situer dans ce brouillage. Et je trouve que le mot de "reviewer" est pas mal, ou "influenceur" encore mieux. Autrement dit des gens à qui l'on envoie des jeux pour qu'ils en parlent. Il n'y a pas d'échange de monnaie, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas de lien de soumission / dépendance. Cela peut paraître "fun" ou "cool", mais cela ne l'est pas du tout. C'est en fait, dans un principe de circulation de la marchandise, une opération comptable tout à fait opérationnelle, et pas si différente que cela d'un achat d'un encart publicitaire. C'est juste que dans une ère de défiance vis à vis des médias traditionnels, que le passage par un blog équivaut à une sorte de lubrifiant de la publicité. Dans une perspective Marxiste, Gus and Co est un agent de circulation de la marchandise, un intermédiaire entre le producteur et le consommateur, agent qui va multiplier la visibilité, les qualités (authenticité) et la désirabilité du produit. C'est un service qui se paie. Gus and Co, comme d'autres, a besoin de garder sa place. 1) c'est plaisant d'être un "influenceur" et de recevoir des jeux gratuits et une aura. 2) il a d'autres choses annexes à vendre. Et ces gens là - j'en ai été, j'ai même été le plus camé des camés à cette drogue-là - sont dans un paradoxe: ce qu'ils ont à vendre est une "authenticité", une "indépendance", une "appartenance à une communauté". Si vous regardez bien, ce sont les trois mêmes arguments marketing qui parcourent, de Tric Trac à Plato, en passant par Ludovox, l'ensemble des médias sur le jeu. Ce qui est un peu compliqué: car, excusez la métaphore, comment sucer des bites et dans le même temps affirmer qu'on n'est pas une pute ? Et bien, par une opération sémantique assez simple: il faut se présenter comme une escort de luxe qui ne fait pas ça par nécessité mais par goût de l'expérience. Dans le contexte actuel, de brouillage des frontières, cela passe crème auprès du public. Le fait de mordre de temps en temps des mains qui, certes le nourrissent, mais sont mineures sur le plan économique (Catch up vs Space Cowboys par exemple) est une manière selon moi d'affirmer une sorte de ton indépendant à peu de frais. Deuxième remarque: : tu faisais référence à une petite citation expéditive de ma part. Il faut maintenant la replacer dans son contexte. Elle vient d'un sujet où 2/3 de mes messages et au bas mot 95% du texte que j'ai produit est du pur "bullshit" (au sens de Harry G. Franfurt, qui est un philosophe qui s'est intéressé à la question de la vérité.) Il a écrit un essai célèbre: On Bullshit, traduit en français par De l'art de dire des conneries. Je me demandais si à une ère de flux d'informations incessants, de possibilité de vérifier, il était encore possible d'écrire des conneries plus grosses que moi. A la même époque, je publiai ça sur un forum professionnel tout à fait sérieux, et personne ne s'en est étonné. Ni révolte, ni insulte. Parce que les mots et les formes employées singeaient parfaitement des offres réelles. Psychologue expérimenté, disposant d'un réseau important et d'une patientèle en plein développement, dans un quartier en plein expansion, et ne pouvant plus honorer toutes les demandes, nombreuses qui se présentent à moi, je souhaite aider les jeunes diplômes qui ne trouvent pas de travail en leur faisant bénéficier de mon réseau, de mon expérience importante, de mon savoir et de mes locaux. Idéal premier emploi et pour découvrir le libéral, sans toutes les contraintes, écrasantes, qui s'imposent à nous. Je souhaite à terme lever le pied, aussi cela me permet de former les personnes qui prendront ma suite. Je vous propose donc l'offre de collaboration suivante: - Mise à disposition du bureau et du matériel (15m2 excellemment situé dans un quartier en voie de transformation, magasin de vélos vintage à 2000 euros, bars à salades, à chats et à céréales, restaux vegan, écoles Montessori) - Réorientation des patients qui me contactent pour une thérapie, en fonction de vos capacités (mon site parle de thérapies de manière assez vague et j'ai mis beaucoup de "tags", donc pas de spécialisation requise, même les médiations jeu vidéo et l'EMDR sont possibles). l'objectif étant bien sûr de réunir des collaborateurs disposant d'une palette la plus large possible (EMDR, Hypnose, TCC, éventuellement psychanalyse, et thérapies psyco-corporelles). - Mise à disposition de mon Doctolib (cela revient moins cher de mutualiser l'agenda, et cela me permet de ne pas vous le facturer) Tout le confort moderne: WIFI, Netflix (en option), belle pancarte Centre Multidisciplinaire de Thérapies Lyonnaises (local aux normes PMR et iso 2012.2), site internet haut de gamme + SEO professionnel. Et surtout mise en relation avec des patients ou des institutions (pour de l'analyse de la pratique), en vous présentant comme "collaborateurs labellisés supervisés". Cela vous évite de prendre ces outils indispensables à la pratique que sont le bureau et Doctolib et vous évite la lente construction d'une patientèle. De plus, cela vous permet de soutenir les tarifs d'un psychologue expérimenté, en particulier pour l'APP, même en sortant du Master, et ne pas avoir ces fastidieuses négociations avec les patients précaires, les étudiants et les négociateurs des institutions. En retour, je perçois un modeste 25% de votre CA, ce qui est inférieur aux standards de 30%. Possibilité de louer le bureau à l'heure, du lundi 7h au samedi 21h. Vous pouvez si vous le souhaiter exercer à domicile (le votre ou celui des patients), selon les mêmes conditions (mais avec seulement 20% de rétrocession), en utilisant l'outil de communication-thérapies dématérialisées que mon neveu Steven a développé à SupInfo, qui est visible sur mon site. En plus de l'apport du bureau et de la patientèle, des prestations complémentaires peuvent être proposées. Elles sont affichées clairement, aussi il n'y a pas de frais cachés. La mutualisation fait que c'est très rentable pour vous. Location du WISC V : + 2,5 % du CA (méthodes projectives fournies en bonus) Conseil clinique: +2,7% du CA Inscription de votre profil sur mon site internet: +0,15 % du CA Supervision de la pratique: +2,2% du CA Utilisation du logiciel de cotation du WISC: + 0,24 % du CA Discussion informelle et tranquille: + 0,1111 % du CA Café (Machine Nespresso Hight tech) : 0,40 centimes la dosette. Accès à Cairn: 0,23% du CA Utilisation de la bibliothèque (gratuite les 5 premières utilisations, puis 0,111 % du CA) Formation par Steven à la publicité sur internet: 0,123 § du CA Coup de téléphone non prévu: 0,111 % Aide à la comptabilité Mise à disposition du guide de l'installation libérale du SNP: 0,111 % Mise à disposition du livre "Comment ne pas se faire arnaquer, éviter les pièges" : gratuit (les 10 premières pages). Ceci est le tarif pour les collaborateurs juniors. Une dégressivité est prévue pour les collaborateurs seniors (plus de 1 an de collaboration). Un point téléphonique hebdomadaire est prévu avec moi pour m'assurer de la bonne marche des collaborateurs juniors et seniors. Nécessité de prendre un statut auto-entrepreneur. Un contrat de collaboration précisant que vous êtes tout à fait libres vous sera proposé. Envoyez CV et lettre de motivation pour rejoindre ce projet innovant. Les meilleurs seront sélectionnés. Des places sont disponibles toute l'année, mais le taux de pression est important, nombreux étant les collaborateurs motivés. Contact via mon site: LIEN (qui mène vers le film de Ken Loach
  3. CIV, c'est un acronyme pour Cet Invendu ?
  4. Je pense que tu peux créer un post, Jérôme, ce sera plus visible. On peut ajouter Steam qui commence à avoir son lot de jeux, dont Twilight Struggle.
  5. Merci pour ce recensement brettspielwelt https://www.brettspielwelt.de/Spiele/?nation=fr Le grand ancien.
  6. Van Morrison, qui est dans mon Top 5 des meilleurs singles de tous les temps
  7. damien

    Cinema paradisio

    Visiblement, il devrait ressortir pour ces 20 ans. C'est le seul Kubrick que j'ai vu au cinéma au moment de sa sortie. Comme tous ceux que j'ai vu (quasiment tous), la première vision est décevante. Ce n'est donc que ça ? Puis il y a une deuxième lame, le film devient assez obsédant et on a envie de le revoir. Difficile d'entendre ce titre sans revoir Nicole Kidman. Ou de réécouter ce podcast sans penser à l'errance de Tom Cruise et le passage de l'orgie. https://soundcloud.com/nocine/eyes-wide-shut-lodyssee-de-lenigme
  8. J'aime bien le deuxième groupe, son approche métissée de plusieurs genres. Je trouvais la batterie un peu faible dans la version live. Pour le premier, le kit de batterie me faisait rire, mais cette version ne détrône pas ma préférée. https://www.youtube.com/watch?v=n58jJh9BN_Y
  9. damien

    Retour d'Essen

    Il était plutôt bien (thème et illustrations au top)
  10. damien

    Retour d'Essen

    Autre projet complètement barré à l'ombre des blockbusters, et dont personne ne parle: Fabrik der Trauma, qui n'a rien à voir avec la psychanalyse (quoique...) avec une pochette inspirée d'une jacquette de VHS, et probablement avec une boîte qui s'ouvrira comme une (énorme) VHS. http://de.web.img3.acsta.net/c_215_290/pictures/18/12/03/15/29/1969892.jpg En tant qu'amateur de jeux obscurs, ce projet est cousu main pour moi, tant il articule deux de mes passions: le jeu et le cinéma (un certain cinéma). J'aurais vraiment aimé avoir l'idée moi-même et avoir l'énergie de le mener à bout. C'est un peu comme Essen, The Game ou Time's up Geek, un délire de fan, une jeu bis sur le cinéma bis, avec un jeu de mot énorme dans le titre. A la base, il y a un jeu de Knizia, Fabrik der träume (la fabrique des rêves). qui avait été réédité par Filosofia dans sa collection de "je refond les classiques fonds de tiroir et à part Chinatown, rien de mémorable". C'est très classique dans les mécanismes, mais efficace et le thème fonctionne bien. Un peu comme dans Modern Art Je cite Tric Rack et la fiche de jeu https://www.trictrac.net/jeu-de-societe/fabrik-der-traume Tous coups sont permis pour achever les plus belles perles du cinéma, ou plus beau nanar qui peut à terme devenir culte ! Il est frais, il est beau mon... film ! Le jeu se déroule en 4 phases (années) où l'on va placer aux enchères des lots de 1 à 3 tuiles. Les enchères vont s'effectuer en circuit fermé, c'est à dire qu'on aura le même nombre de contrats (la "monnaie") pour toute la partie (par exemple, 48 contrats à 4 joueurs, 12 pour chacun au début). Celui qui enchérira le plus redonnera les contrats aux autres joueurs, qui gagneront alors en pouvoir d'achat. Seul défaut de la version française, les jeux de mots absolument pourris (qu'on en juge sur l'illustration) Alors, du coup, des étudiants de la New York film Academy, Brian et Jenny, ont eu l'idée de faire une édition spéciale uniquement centrée sur le cinéma bis. Et cela fonctionne beaucoup, mais alors beaucoup, mieux. Déjà, on abandonne les jeux de mots pour les titres originaux (qui va faire un procès ?) Au lieu des oscars, on a le festival de Toronto et, cocorico, le PIFFF (Paris International Fantastic film Festival), tout le circuit. Brian S. Clarke et Jenny J. Brady (hilares, juste après que je leur ai expliqué ce que leurs prénoms signifiaient pour les français) Ils abandonnent l'humour pour un sérieux encyclopédique, qui leur permet de gonfler à l'infini le nombre de fiches de films utilisées. Les films sont interchangeables dans le jeu, et on n'en utilise qu'un fraction (20%), mais cela nous fait une encyclopédie du cinéma bis. Et, bordel, absolument tout le monde est là... Il y a même des raretés, comme le Baise moi de Virginie Descentes et Coralie Trinh Thi -"thrilling and pure hardcore movie, great production, one of the best french movie of the 90's" selon eux, même si on va pas mégoter mais techniquement il est sorti en 2000). Ces jeunes sont une encyclopédie vivante, et ils sont carrément intransigeants - putain de millenials qui ont grandit avec Internet ! Ils m'ont raconté que, outre la sélection des films, le plus dur a été l'attribution des étoiles (système de valeur des stars, des réalisateurs, et des films, base des enchères). Nous avons ainsi beaucoup parlé de Rage (Rabid) de David Cronenberg et du cas de Marylin Chambers: faut-il mettre deux étoiles car elle a la double casquette star du porno et star d'un film de Cronenberg ? Mais elle a peu tourné dans le cinéma bis, tu veux carrément lui mettre la même note que Chris Penn, sérieux ? On imagine les discussions sans fin... et là un éditeur aurait été à perdre moins de temps, mais ça aurait été un projet moins cool aussi je pense. Bref, cela donne néanmoins l'impression d'exhaustivité, et l’aplat des affiches originales (pour les Ultra Pro, c'est en format Race For The Galaxy, et je vais m'en commander direct) c'est juste super classe. http://prodimage.images-bn.com/pimages/0025192843624_p0_v2_s1200x630.jpg http://fr.web.img4.acsta.net/c_215_290/pictures/210/570/21057055_20131112165318123.jpg Débarrassé du cynisme et de l'humour débile a quand même plus de gueule. Parce que j'en avais rien à battre, dans le jeu original, de monter un film à la con avec Brave Pite, là ça m'excite beaucoup plus d'organiser la première de Tetsuo au festival de Tribeca. C'EST FOU comme la thématique renouvellée change carrément le jeu - alors que la mécanique a presque pas bougé. J'en aurais bien ramené une copie, mais ils ont que leurs exemplaires de démo. Au départ, c'était un projet de fin d'étude, mais ils ont contacté la secrétaire de Knizia ( on ne lui parle jamais directement business, parait-il ça passe toujours par son équipe), qui a donné un accord verbal. Reste à trouver un éditeur international. C'est la raison de leur venue à Essen. Bon courage ! Je ne sais pas, je ne sais pas, l'heure est quand même au Mainstream, quand on voit que le Ghost Stories de Bauza abandonne la thématique Histoire de fantômes chinois pour un bête et con Tower défense. Une trahison. "A fucking Disgrace !!!" selon eux. http://fr.web.img3.acsta.net/c_215_290/pictures/17/11/30/12/48/3827217.jpg Le public est peut-êtreprêt pour Fabrik der trauma, mais les éditeurs je sais pas. Surtout qu'ils ne vont céder sur rien je pense: leur liste de films hyperabondante, les originaux, le titre qui est une variation subtile sur le nom du jeu original et sur la version autrichienne de Hellraiser ce qui a plus de sens que la ridicule version FR. (qu'on essaye pas de leur imposer un titre à la con, type Bis Zone ou un Filmmakers! ou rajouter des trucs plus consensuels comme Mystic Pizza) http://fr.web.img6.acsta.net/c_215_290/medias/nmedia/18/63/14/44/18946269.jpg Et puis les deux premières éditions de ce jeu ont carrément été des fours. Et le pire pour ce jeu ce ne serait pas qu'il ne soit pas édité, mais qu'il soit édité pour les musées et les cinémathèques. A mon sens. D'un autre coté, essen the game a pu être édité... http://www.geeklette.fr/wp-content/uploads/2014/06/essen-the-game-07.jpg
  11. damien

    Retour d'Essen

    Merci pour ces retours. je vois que la vision est assez partagée. Letter jam, en effet. Un point de vue pas inintéressant à entendre, de Vincent Dutrait, qui va un peu dans le même sens.: https://m.facebook.com/notes/vincent-dutrait/mon-essen-2019charni%C3%A8re-et-appr%C3%A9hensions-photogravure-et-r%C3%A9flexions/2457414667627389/ Au bout du compte c’est paradoxal. Car je suis convaincu que dans cet essor, il y a des passionnés à découvrir, des éditeurs à surveiller, soutenir, de la créativité tous azimuts, des idées, des projets. Et d’un autre côté, on en voit foncer dans le mur en klaxonnant, la tête ailleurs, en touriste. Ce qui me conforte dans l’idée que le ticket d’entrée dans le monde du jeu est bien trop bas... On évolue d’ailleurs dans un des rares métiers de l’édition où il n’y a pas vraiment de formation. La plupart se formant sur le tas, par la pratique et non par la théorie, voire de manière empirique. Moi il ne me viendrait jamais à l’idée d’ouvrir une pâtisserie parce que j’aime les gâteaux ! Bref, un sentiment mitigé et un ressenti d’étrange bouillie. ♦ La Production Cependant il y a quelque chose qui m’a sauté aux yeux. Une production que j’ai jugée dans l’ensemble très sombre. J’entends par là des jeux aux couleurs ternes, aux tons sombres bouchés, aux lumières enterrées... Comme un voile gris déposé sur les visuels (cf. la nouvelle “La Couleur tombée du ciel” de Lovecraft). Ce qu’on peut constater aisément en se référant aux visuels mis en ligne - certes rétroéclairés sur écran mais aux teintes et contrastes plutôt éloignés du rendu final (par exemple le dos de boîte de Flotilla avec des éléments et personnages illisibles, noyés dans des tonalités très, trop, dark ou sur d’autres jeux, des motifs à peine perceptibles en arrière-plan). A mon avis, cela tient à plusieurs choses : - l’utilisation excessive voire abusive du papier mat. Ça peut être classieux, certainement “à la mode”, bien pratique pour faire ressortir un titre avec par-dessus un filtre Spot-UV (vernis sélectif). Mais mal exploité, c’est vite le massacre des couleurs ! Pour info, le papier mat reflète moins la lumière que du papier standard ou brillant, ou linen, et à, de plus, tendance à “boire” les couleurs et donc à faire s’étendre/baver certaines teintes. Ce n’est pas (que) moi qui le dit, certains fabricants précisant clairement dans leurs guidelines que l’emploi du papier mat va compresser la gamme de couleurs pour un rendu terne voire délavé, des tons sombres plus sourds et il est fortement recommandé de l’anticiper en augmentant la saturation et les contrastes d’au moins 10~15% pour tenter d’essayer de compenser (1). Et encore ce n’est pas gagné d’avance car... - l’absence quasi-généralisée de photogravure. A une époque pas si lointaine, il y avait un poste de travail disons entre l’éditeur et l’imprimeur, le photograveur. Pour faire simple, il s’agissait de caler les fichiers pour l’impression. Mais attention, ce n’est pas seulement appuyer sur des boutons dans Photoshop ou Indesign et apposer un profil couleur comme presque n’importe qui peut le faire, c’est avoir une vision complète de toute la chaîne graphique et d’impression pour avoir les connaissances techniques nécessaires pour assurer une impression juste et précise, sur tous les supports. Avec, de plus - et c’est capital, des compétences en image, graphisme et illustration, pour une vision artistique et stylistique du rendu final ! C’est tout un pan de la chaîne qu’on peut faire sauter et bien rares sont les imprimeurs avec en leur sein de vrais photograveurs et les éditeurs à pouvoir être efficients là-dessus. - trop se fier aux bons à tirer avant l’impression. Un bon à tirer, BAT, c’est un document imprimé ou numérique qui fait “preuve” de tirage final, à faire valider et approuver par l’éditeur. Dans le cadre de l’édition de livre, c’est peut-être plus fiable et moins délicat que pour le jeu car il y a moins de facteurs impactant comme des formats différents, des matériaux différents. Alors que dans le jeu on va imprimer sur du papier seul, du papier qui sera encollé sur du carton, et/ou plié, découpé, etc. Pour ma part, je trouve ahurissant qu’on puisse lancer une production sur un BAT numérique, c’est-à-dire d’après à une image rétroéclairée sur écran (et donc plus lumineuse “qu’en vrai”), écran qui n’est pas forcément calibré et certainement pas réglé comme ceux de l’imprimeur... Et pour un BAT imprimé, comment s’y fier pleinement quand on sait que ce sont le plus souvent des tirages faits sur des machines consacrées, hors chaîne d’impression ? Et qu’en plus, plus tard, lors de la production de masse, les calages vont certainement bouger un peu au fil du tirage. Et que pendant le tirage, s’il n’y a pas de contrôle humain fréquent et efficace, ça ne tiendra pas tout seul tout du long par magie (2). ♦ Les Séances de Dédicaces
  12. damien

    Cinema paradisio

    Autre film que j'attend un peu: http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcS50aGYt0j9aNRZHu6WEstvvakEPhokBMipEgfqWyYstiud8hf7
  13. damien

    Cinema paradisio

    Spéciale dédicace à toutes les institutrices qui ont du organiser des protocoles anti-attentats en maternelle. Je pense que je le verrai juste pour l'actrice - qui était excellente dans us aussi. https://www.youtube.com/watch?v=8d1KP-OhBP4 Le pitch est génial. Au moinbs aussi con que le génial School of rock
  14. damien

    Retour d'Essen

    Tout ce que tu dis est vrai, Sham. Knizia a à ce jour une vingtaine de jeux annoncés pour 2019, donc la dilution est inévitable. Avec ce jeu, nous sommes loin des hauts de sa production, qualitativement parlant, même s'il est loin d'être fini selon moi. Par ailleurs, je souscris pleinement à ce que dit cette review détaillée https://boardgamegeek.com/thread/2223441/points-and-counterpoints-islaythedragon-review et je rajouterai: un peu moche. Sauf qu'il y a un facteur à prendre en compte: Si dans le même genre Zero (surtout à 5, quant on peut décemment compter les cartes) est bien meilleur, ou Non Merci dans les anciens, c'est juste celui qu'on a un peu de chance de pouvoir jouer en ce moment (mise en lumière par le spiel, facilité d'accès). Et c'est toujours mieux que le Uno. C'est quasi impossible de proposer un jeu de cartes un peu technique ou même pas connu. Voodoo Prince de Knizia par exemple, ou Skull King (dans la même collection, autre auteur) est un peu plus fin, meilleur donc. Mais qui veut jouer à ça ? Gigamic a eu la même logique je pense, en publiant Llama. Et le marché à toujours raison. Une bière de chantier par temps de forte chaleur. Jurisprudence Papayoo http://www.jeupetille.com/2114-large_default/papayoo.jpg
  15. Tu n'avais pas posté cette reprise de Pink Floyd maintes fois reprises.
  16. damien

    Cinema paradisio

    C'est vrai... lol D'ailleurs, je vais faire une synthèse plus large. Je ne poste pas tout ce que je vois, mais il y a sans doute du plus dispensable. Je vais donc dégager un best of. Dans le genre "horreur", dont pouvait penser qu'il s'était dégradé fortement qualitativement parlant en même temps que la production était abondante, nous avons eu ces dernières années de nombreuses réussites (Don't Breathe; The Ritual, etc.). Je dégagerai trois couples de films, qui ont la particularité d'être les deux premiers de leurs réalisateurs. Et quatre autres qui ont en commun un certain style. Hérédité et Midsommar C'est une horreur lente, étrange, de "trip", très inspirée par Kubrick (angles bizarres et musique contemporaine, pour caricaturer). Le premier était une claque, en particulier pour son final. Le second est encore plus une claque et là encore bénéficie d'un final grandiose. Get out et Us Du comique vers le cinéma d'horreur politique. Dans les deux cas, il rate sa fin du film (selon moi, mais peut-être que c'est la production qui lui impose), mais il installe entre-temps des images et des idées fortes et saisissantes. The Which et The lighthouse Le second n'est pas sorti, mais j'irais le voir les yeux fermés. Le premier traite d'une histoire toute simple de possession diabolique, et le fait sans aucun artifice, mais c'est vraiment extrêmement bien fait. It Follows et Under The Silver lake http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcT4oYirjdrA55bf6ZkN9TWMfVQyuAelBDodl9QhnbUcxSFeaIlb It Folows travaille sur l'idée d'une MST qui se transmet entre les ados. La musique est absolument géniale. UTSL, même s'il y a des satanistes et un tueur de chats, quitte les rives du film d'horreur pour aller dans l'étrange. Mandy, Revenge, Grave, Ghostland Deux "revenge movie", un film de cannibale, et un truc d'horreur mentale. Ils se distinguent par leur hyperstylisation de l'image et le fait que c'est fait hors des circuits habituels. Rien que pour l'ouverture sur la musique de King Crimson ("Starless") et pour l'hallucinante transformation du monde... Et Nick Cage qui peut tout jouer. Hallucinatoire. http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRpftwidAOA8TmZq_Cfvwv33_INOHg24cctXYnsxx4IhsamnbB8 Un "rape and revenge" fait par une française, tourné en anglais, avec une image hyper-travaillée et une certaine tendance à l'excès et au n'importe nawak (cf. le moment pivot du film où la poupée blonde devient une guerrière). http://fr.web.img4.acsta.net/c_215_290/pictures/16/12/07/16/37/538324.jpg Traitement hyperréaliste et bien dégeu. http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRpUixmz4-7qewhZc0AhwlSxeNRm-4iZEwFz-T17UhH2uABCr0y Pas vu ce qu'il a fait avant, mais celui là vaut le coup.
  17. damien

    Retour d'Essen

    C'est un KS, c'est ça ?
  18. damien

    Cinema paradisio

    http://fr.web.img2.acsta.net/c_215_290/pictures/19/06/21/16/39/3513823.jpg Revu avec grand plaisir, même si à la télé c'est moins hypnotique qu'au cinéma. Toujours très impressionné par ce film qui prend à rebours tous les clichés des films d'horreur (lumière / obscurité; lenteur / accélération; annonce des événements / surprise; chasteté / sexualisation; bien / mal; fantastique / hyperationalité). L'un des meilleurs films de l'année pour moi. La fin est géniale d’ambiguïté.
  19. damien

    Retour d'Essen

    Oui, j'ai posté trop vite.
  20. damien

    Retour d'Essen

    Bruno, tu as pu essayer Tapestry ? C'était archi-bondé. Je découvre aussi ça chez HOly Grail games. Un petit réchauffement du coté des 4 X et jeu de civ ? Parce qu'il y a ça aussi https://www.vindjeu.eu/2019/05/10/era-of-tribes/
  21. damien

    Retour d'Essen

    Autre bilan Beaucoup d'extensions, dont celle de TTA. 2eme trimestre 2020 ?????
  22. damien

    Retour d'Essen

    Sabotage à partir de 9.24
  23. damien

    Retour d'Essen

    En suivant ma technique, développée à Cannes, de "une place libre, je m'assois, je ne comprend rien, je fais oui de la tête", je suis tombé sur Tank Hunter Il est à noter que les wargames, peu présents à Essen pour des raisons historiques, sont aussi gagnés par une vague retrogaming, en particulier au Japon. Ça c'est pour le contexte. Un jeu qui nous vient du pays du soleil levant, et était présenté sur une minuscule table. Pour l'instant un projet uniquement japonais (on sait leur fascination trouble pour cette période). Le proto était extrêmemment bien fichu. Ces gens, qui avaient l'âge d'être mes gamins, sont opiniâtres et courageux. De ce que j'ai compris, ils sont étudiants dans l'équivalent japonais de l'ENA (ce qui aide bien, car ils sont pas mauvais en anglais, meilleurs que moi) et ils font ça sur leur temps libre de 23h30 à 2h du matin. JIKATABI MARUGO, c'est le nom de l'éditeur cherchaient encore un distributeur français à la fin du salon et méritent une mise en lumière. Visiblement Asyncron a décliné, le jeu étant un peu complexe pour leurs gammes et le planning de production assez plein. Peut-être alors le verrons nous sur kickstarter avec une compilation de punk japonais en pledge. Tank Hunter est à ne surtout pas confondre avec Tank hunter 2, qui est plus léger / fantasy, à la Dominion. LIEN BGG Non, là on est dans quelque chose de plus précis, vraiment destiné à un public spécialisé. Tank Hunter se passe pendant la campagne de Rommel en Egypte, en particulier les 30 derniers jours de la seconde bataille d'El Alamein, qui marqua le net déclin de l'armée allemande. (Un milieu de partie, une situation de statu Quo) Il se veut un jeu à l'ancienne - couverture rétro, ne pas céder à la facilité dans les mécanismes, 8h-10h de partie en fonction des résultats des dés - et en même temps, il est absolument moderne dans son propos. Il faut gérer différentes composantes, et en particulier, c'est ce qui est super intéressant, les armes en conditions extrême (sécheresse, sable, etc.) ainsi que le moral des troupes. Ils vont assez loin dans la précision et, peut-être est-ce du au décalage culturel, mais ils s'autorisent une vrai liberté de ton. Ainsi, les bordels de campagne et les pillages sont ils modélisés comme élément de stabilisation des troupes. Comme pour le cinéma, la high tech et la bande dessinée, les japonais ont une approche high tech qui à la fois ouvre des perspectives et fait un peu peur. Ainsi, un joueur incarne les nazis, le 3e bataillon des chasseurs de Goslar (Goslarer Jäger) du 17e régiment d'infanterie. L'autre les débris de la 2e division mécanisée britannique, la 3e brigade motorisée indienne, une batterie du Royal Horse Artillery et une unité du 3e régiment antichars australien. (d'où les couleurs bigarrées sur la carte). Article plus détaillé à venir. C'est un projet un peu différent de Kampem om Norway ( un jeu fait par des Norvégiens sur l'envahissement de leur pays par les allemands), que j'avais couvert puis délaissé. Eux sont plus hardcore.
  24. damien

    Cinema paradisio

    Christian Bale est le rôle, il est parfait. Mais le film est infiniment moins puissant que le roman, car il vire trop vite dans le grotesque.
  25. damien

    Cinema paradisio

    C'est noté. Un détail aussi, la famille où les deux parents travaillent se sont mis dans la merde du fait du lavage de cerveau sur l'achat immobilier / l'emprunt / le tous propriétaires, qui est vendu comme un choix raisonnable (location = argent balancé par la fenêtre) et libérateur. Alors que c'est dans certains cas une forme d'asservissement et d'immobilisation (va contre la mobilité professionnelle).
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