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Clément, merci pour ces détails. Je suis cependant frappé par l'écart entre le discours du pro (qui connaît le prix à la décimale près) et celui l'amateur (terme non péjoratif) qui s'en tient au mythe de "financez des jeux qui n'auraient pas vu le jour ailleurs". Outlive, tu enlèves la jolie carrosserie, le "pitch" et le plastique, tu as quoi ? Les Piliers de la terre ? Pourquoi ce jeu n'aurait pas pu voir le jour ailleurs ? L'édition traditionnelle a quand même produit des choses étonnantes, par exemple le Mousquetaires du Roy de Ystari, Ghost Stories, Cash and Guns, Space Alert, Objets trouvés, Planet Steam, Pix, Space Hulk, Claustrophobia, et j'en passe.
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Il ne faut pas négliger l'écart de marge entre la boutique et le KS, il est assez important. Sur un jeu que je vend 30 euros en boutique, je touche environ 10 euros. Donc je reverse 66% du prix à des intermédiaires (qui me sont indispensables). Sur KS, la plateforme prend 10%. Derrière ça engendre d'autres frais pour moi, comme par exemple le fait de m'entourer de personnes pour mener le projet à bien et que je vais rémunérer au pourcentage. Jaime prenait 5% sur le KS Conan. Et puis il y a le transport qui, même s'il est chargé en fin de KS lors du pledge manager, est toujours assumé en partie par l'éditeur sinon les fdp seraient beaucoup trop importants pour le consommateur. Je n'ai pas les chiffres précis de ce que ça représente, mais c'est clair que ce ne sont pas ces deux postes qui me coûtent 55%.

 

Sur le truc des jeux qui pourraient voir le jour ailleurs, il faut garder à l'esprit que depuis 3 ans, depuis que nous on s'est lancé, le marché est en pleine ®évolution. Le nombre de distributeurs a explosé, celui d'éditeurs encore plus et le crowdfunding s'est imposé comme un deuxième circuit de distribution. On est très probablement dans une bulle qui va à un moment exploser mais les éditeurs réfléchissent surtout en terme de gain et de survie. Quand j'ai un jeu qui me semble bon, quelle chance j'ai de le vendre et en quelle quantité via le circuit classique ? Sachant que si le public s'agrandit en permanence, ce sont surtout les jeux très casu qui sont en plein essor, le gamer ne profitant pas de cette augmentation de la taille du marché. Par effet de bord il paie même ce développement du marché puisque les boutiques ne peuvent pas tout avoir comme jeu, ne peuvent pas tout pousser, et se tournent logiquement vers les titres les plus grands publics capable de séduire le plus grand nombre de clients.

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Je crois que Clément a oublié le coût des bières et des gâteaux pour les journées protos chez Max dans le chiffrage du jeu !

 

Sinon c'est très intéressant comme discussion, merci les gars ;)

 

 

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Sinon je pense que coté KS il y a un coté montée de la hype bien plus important que sur les jeux classiques ce qui fait que ceux qui ont participé a un projet se sentent « fier » et il est tjs plus compliqué de dénigrer ce pour quoi on se sent fier.
Ca c'est l'effet "Thermomix". T'as claqué 1200€ dans un truc qui tourne et qui chauffe et que tu avais déjà dans ta cuisine sous une forme ou une autre, mais vu la somme pour ne pas perdre la face, tu te dois de dire à tout ton entourage que ça a changé ta vie. :whistle:

 

Sinon, bien intéressante toute cette discutions. Et j'avoue, l'effet KS fonctionne à fond sur moi. Il doit bien y avoir 1/4 des jeux sur lesquels j'ai pledgé que j'ai revendu ou regrettés. Soit parce qu'au final le jeu est naze (Shipwright of the northsea, par ex.) soit parce que je suis juste un gogo qui a pledgé sur un truc qui avait l'air juste sympa mais bien présenté.

 

Cela dit, sans KS il n'y aurait pas eu de nouvelle version de High Frontier. Pour le jeu de méga niche, ça reste un incontournable qu'il est difficile de critiquer je trouve.

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Ca c’est l’effet « Thermomix ». T’as claqué 1200€ dans un truc qui tourne et qui chauffe et que tu avais déjà dans ta cuisine sous une forme ou une autre, mais vu la somme pour ne pas perdre la face, tu te dois de dire à tout ton entourage que ça a changé ta vie. :whistle:

 

 

Le gars, il crève d'envie d'en acheter un mais il assume pas loooool   :chut:  :rose:  :rose:  :rose:

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Perso j'aurais pas comparé, un thermomix c'est un truc vraiment utile, pas comme un 100e jds dans ta collection :D

 

J'en ai pas mais une amie représentante était passée chez moi lors d'une de ces tournées. Du coup elle a (pas eu besoin de trop) insisté pour faire à manger pendant les 3 jours qu'elle est restée, je dois bien reconnaitre que c'est impressionnant.

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Sur le forum de mon 1er cercle de jeu, l'un des membres a pledgé pour 7th Continent et je ne peux m'empêcher de le citer :

 

 

Bref je ne regrette vraiment pas mon acquisition sans être à la hauteur de l'engouement général (que je suppose assez artificiel, comme souvent après un crowdfunding à succès...)

 

 

J'ai trouvé que ça correspondait pas mal au sujet qu'on évoquait ici avant que Tom ne fasse dévier la conversation ;)

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Perso j’aurais pas comparé, un thermomix c’est un truc vraiment utile, pas comme un 100e jds dans ta collection
Tout l'opposé de ce que j'en pense. Mais j'arrête le débat ici. On peut reprendre sur le topic cuisine pour qui veut. :D
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Nous avons souhaité mettre en exergue les différences entre les deux appareils. N'ayant pas encore testé le Companion de manière assez approfondie, il ne s'agit pas d'une comparaison qui a valeur de jugement, mais de faire ressortir leur divergences de manière objective. En effet, si Moulinex et Vorwerk ont tous deux pour but de réaliser tout ce qui se fait en cuisine, y compris la cuisson des aliments avec leurs robots multifonctions, les fabricants ont fait des choix différents.

Nous avons réalisé une vidéo pour mettre en avant certains points de divergence.
La contenance du bol (2 l pour le Thermomix et 2,5 l pour le Companion) ainsi que leurs formes diffèrent. 
Nous avons également noté le choix de Vorwerk de limiter les accessoires coupants puisque le couteau à 4 lames est fixe ; seul un fouet s'ajoute dessus. Du côté du Companion, on trouve des accessoires complètement amovibles : un hachoir, un mélangeur, un batteur et un couteau pétrin. 
En ce qui concerne le fonctionnement des appareils, on note aussi quelques différences, puisque le Companion propose en plus des réglages manuels de température, vitesse de rotation et temps des programmes spécifiques dédiés aux soupes, aux sauces, aux desserts, aux pâtes, à la cuisson vapeur et au mijotage. Ces programmes sont absents du Thermomix.
Quant à la température, dans le cas du Thermomix, elle s'étend de 37°C à 100°C par tranches de 10°C — elle va de 30°C à 130°C sur le Companion, grimpant par tranches de 5°C. On note aussi des différences sur les temps de cuisson : de 30 s à 1 h sur le Thermomix, quand le Companion propose de choisir un temps allant de 10 s (mode manuel) à 2 h.
 


Nous avons également noté quelques différences qui ne figurent pas dans cette vidéo, notamment la présence d'une fonction tare sur le Thermomix, qui permet de peser les aliments directement dans le bol de préparation ; une fonction absente sur le Companion. 

Enfin, si le Companion dispose d'un panier vapeur comme le Thermomix, ce dernier est également livré avec un plat allongé nommé Varoma, à installer au sommet de l'appareil ; il permet de réaliser de la cuisson vapeur et de cuire divers aliments en même temps, en exploitant plusieurs étages de cuisson. Le Companion ne prévoit pas cette possibilité.

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Bon, les metrosexuels hipsters avec vos cocotte minutes à mille balle, vous dégagez de ce sujet ?!

 

;)

 

Pour reprendre, c'est une vue de l'esprit de dire que sans KS, il n'y aurait pas eu de nouveau High Frontier. Comme de dire sans Asmodee... ou sans Tric Trac.... Ou pire sans Elvis Presley... A un moment donné, c'était dans l'air, des mecs sont passés par là qui ont agrégé quelque chose. Peut-être que le nouveau HF aurait tout simplement trouvé une autre incarnation. Dans le circuit traditionnel par exemple. Ou l'auteur aurait planché sur un autre jeu à la place. High frontier aurait existé autrement. Ou pas. Mais il y aurait eu autre chose alors.

 

Si vous avez l'occasion un jour de visiter le Musée des jeux de cartes à Issy les Moulineaux, ou si vous lisez une histoire des jeux de cartes, vous verrez que des jeux, des styles, des formes, des cultures, des règles ont traversé siècles et continents sans internet, sans blogs, sans imprimante 3D et sans réseaux sociaux. Ils ont acquis une solidité. Des siècles d'histoire au regard desquels les agitations actuelles (1995 -2015, c'est un épiphénomène...; KS ça a moins de dix ans) ne sont finalement peu de choses.

 

Allons, le Trut, c'est un jeu de 32 cartes. Le truc que le crédit agricole offrait en cadeau à mes parents à Noël, qui nous donnaient en retour leur exemplaire usagé. Un jeu de 32 cartes trop maquillé. C'est quand même un sacré tour de passe passe pour vendre le truc 4 fois le prix d'un paquet de qualité. Et déjà plusieurs articles enthousiastes dessus, sans doute car il y a un creux. (Et j'écris ça avec sous les yeux un paquet de cartes Bicycle Noir avec le rider's back qui me semble esthétiquement un truc bien plus abouti et ouvert. Variante possible: un paquet de Tarot; le Mah Jong.)

 

L'inflation actuelle de la production est souvent vécue comme un âge d'or, mais peut-être qu'on peut y voir aussi des produits éphémères et limités, jetables, finalement ridicules face à la solidité et à la plasticité (variété) du paquet de 52 cartes ou la profondeur du Go. Ce qui amène à réfléchir comment en fait l'accélération de la médiatisation et de la circulation des jeux tend en fait à les déformer dans un sens particulier, le goût de l'époque (rapide, surmaquillé, facile à résumer à un pitch). A les uniformiser uniformément derrière l'éclectisme apparent.

 

On adore peut-être sans le savoir l'équivalent ludique du paquet de rasoir bic jetables. Le bleu.

 

Bon, j'ai l'air de déprimer, mais en fait j'ai aussi fait mon craquage pour un jeu vraiment joli. Je suis un peu stupéfait de voir les gens tripper, pour le même prix, sur le jeu sur les émotions dont on ne sait rien au final (on a juste vu) sinon le passif de l'éditeur (Trickerion, Anachrony, des trucs au pitch original et à l'esthétique bien "pimp my ride" mais dont je me pose la question de la solidité du moteur au final). Alors que dans le même temps, tu as plein de jeux éprouvés (ici une troisième édition).

 

Un bon reportage sur KS (cliquez)

 

 

sekigahara-the-unification-of-japan.jpg

Posté(e)
En soit c'est pas que l'éditeur, c'est le même duo d'auteur, donc si on apprécie leur travail, normal de leur faire confiance en soit. Et la règle est disponible. Même si oui, on attends des vidéos de gameplay pour avoir une meilleure idée du jeu au global.

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