damien
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Le tube de l'été et autres musiques....
damien a répondu à un(e) sujet de damien dans De tout et de rien
J'ai beaucoup écouté ce disque. -
Energie, changement climatique et nucléaire
damien a répondu à un(e) sujet de Dodo dans De tout et de rien
Votre conversation à tous les trois était intéressante, mais je me disais que cela se faisait entre gens de la classe moyenne supérieure, éduquée, économiquement favorisée, bien éclairée (à tous les sens du terme). Si je souscrivais pleinement aux intéressantes analyses de Dodo, et aux remarques de Rémy, je me disais que le plus rationnel serait de faire baisser la consommation. Et pour cela je ne vois pas autre chose que de rentre l'électricité super chère, tout en assurant un service minimum d'état. C'est la même problématique pour les avions, les croisières, la voiture, etc. Taxer à mort. Redistribuer. Vous sembliez partir de l'idée qu'on peut éduquer les gens, mais le peuple est trop con pour ça. Je ne parle pas des bulles segmentées dans lesquelles vous évoluez. Il ne faut pas lui parler rationnellement, au peuple, il faut sans doute répondre aux fantasmes par d'autres fantasmes, par du mythe. Ce que Macron faisait pas mal au début, avec son idée de nouveau monde. Je lisais un article de Emmanuel Carrère. Il fait le constat qu'il n'a rencontré que des élites dans son voyage dans la Roumanie de l'après Caucescu (1990). Du coup, il ne comprend pas comment le peuple a été assez con pour élire démocratiquement, aux élections qui ont suivi la fin du régime, et à une grande majorité, les communistes. La réponse est simple: "les gens veulent de la viande et de l'essence". L'élection présidentielle de 69 en France procède de la même logique: de la viande et de l'essence. Alors, l'écologie... C'est un peu la limite de votre raisonnement. Vous pensez de manière trop intelligente. Même constat chez Houellebecq Michel Houellebecq : « La deuxième France, dont vous parlez, la France périphérique, qui hésite entre Marine Le Pen et rien, je me suis rendu compte que je la comprenais pas, que je la voyais pas, que j’avais ben perdu le contact, et ça quand on veut écrire des romans, je trouve que c’est une faute professionnelle assez lourde. » Léa Salamé : « Et pourquoi vous avez perdu le contact avec cette France-là ? » Michel Houellebecq : « Parce que je la vois plus ! Je fais partie de l’élite mondialisée maintenant, typiquement. J’exporte même en Allemagne. Pourtant je viens de cette France. » -
C'est là qu'on voit que j'ai beau lire Guy Debord je suis une grosse pute qui répond aux sirènes du marché.
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Energie, changement climatique et nucléaire
damien a répondu à un(e) sujet de Dodo dans De tout et de rien
Merci ça avait l'air passionnant votre conversation, mais je devais buter de l'Afghan. -
J'ai repensé à ce sujet, car je vais me retrouver interviewé par le progrès La pigiste pose le décor. Quelles seraient vos disponibilités pour cet entretien ? Il s’agirait d’un rendez-vous téléphonique de 20 mn environ. J'ai vu son profil, elle fait aussi doctissimo... Mon chef aussi pose le cadre. J’aimerai bien pouvoir lire ou valider les citations si possible (retour dans les deux ou trois heures qui suivent juste pour lisser une incompréhension éventuelle). J'adore... Le jeu sera, dans ces contraintes, de placer des choses intelligentes et subversives à la question de "Est-ce que je suis fais pour être psychologue ?". Beaucoup plus hardos que vos jeux à l'allemande. Genre, j'en ai aucune idée, en fait je voulais être journaliste à Rock & Folk. Mais juste à la fac de psycho y avait plus de gonzesses. Ma photo est prête
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anddamien
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Oui, je suis d'accord.
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Le tube de l'été et autres musiques....
damien a répondu à un(e) sujet de damien dans De tout et de rien
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Le tube de l'été et autres musiques....
damien a répondu à un(e) sujet de damien dans De tout et de rien
Si c'est pas un tube ça... https://www.youtube.com/watch?v=PWRl0QSMPG4 -
Le tube de l'été et autres musiques....
damien a répondu à un(e) sujet de damien dans De tout et de rien
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Le tube de l'été et autres musiques....
damien a répondu à un(e) sujet de damien dans De tout et de rien
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http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTQqeJ0FlFpGiLqISKi_KfJJBikaArtvyRGb9mG_mHAc4UpWc8r Des effets de la crise de 2008 sur les clubs de strip tease. Public très femminin. Pas folichon quand même. Les veuves, c'était nettement mieux.
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Un Maman j'ai raté l'avion dopé aux hormones et à l'hémoglobine. Plutôt une bonne surprise. Un humour un peu "meta". Une suite est annoncée.
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Il y a deux manières de le voir: comme un film et comme un projet militant. Comme film, c'est une comédie extrêmement réussie, qui alterne les moments touchants et drôle. Très bon sens du rythme, acteurs super bien dirigés, dramaturgie, etc. Bravo quoi. Je n'ai vu que Le sens de la fête; des mêmes auteurs, le seul qui est dégagé des questions sociales (handicap, migration), et c'était déjà très efficace. La scène d'ouverture, qui est malheureusement grillée par une bande annonce à laquelle on pouvait difficilement échapper, est brillante, car retournant le cliché. Ils arrivent même à rendre très drôle une citation du rapport de l'inspection des affaires sanitaires et sociales et son langage très technocratique. Ensuite, comme projet militant, c'est à un niveau de subtilité proche de de Rambo 3: un juif et un maghrébin unis dans la joie et la bonne humeur pour pallier aux carences de l'état en matière de prise en charge des formes sévères d'autisme / embauchant pour cela des jeunes de quartier à qui ils font confiance / L'Etat qui veut leur mettre des bâtons dans les roues / Les structures qui refusent de prendre en charge les jeunes autistes / les parents bienveillants mais dépassés / Les images des vrais personnes dont son inspirées ces histoires diffusées après le film / Les inspecteurs de l'IASS sont caricaturaux - on dirait un skecth des années 80, des fonctionnaires tout en gris... Il se trouve que j'ai visité des structures de ce type et des structures plus institutionnelles, la réalité est beaucoup plus complexe. Ces réserves étant posées, c'est vraiment un film à voir car il ouvre quelques pistes de réflexion. http://fr.web.img5.acsta.net/pictures/19/09/26/09/18/5374630.jpg Réussit l'exploit d'être à la fois effroyablement simpliste - là encore Rambo 3 - dans sa présentation des personnages et extrêmement confus sur le plan des enjeux stratégiques.
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Le tube de l'été et autres musiques....
damien a répondu à un(e) sujet de damien dans De tout et de rien
Plus contemporain, un groupe que je trouve toujours classe. -
Le tube de l'été et autres musiques....
damien a répondu à un(e) sujet de damien dans De tout et de rien
Le 15eme volume (en général il y a 3 ou 4 CD) des Bootleg series de Bob Dylan, aborde une période passionnante. -
Le titre italien était quelque chose comme "La paranza del bambino" - l'escadron des gamins. C'est un très bon film, bien fait, sur des gamins qui glissent de la fascination pour le banditisme au banditisme. Ils sont tous charismatiques. Mais critique du monde est assez juste: Le recours aux figures du film de gangsters, son application à des personnages qui ont encore l’âge d’aller au collège devrait glacer le sang, mais Claudio Giovannesi se laisse prendre au piège qui guette les portraitistes des rois du crime : trop fasciné par la réussite, il ne parvient pas à mettre en scène ce qui est perdu. Ce qui n'est pas du tout le cas de celui-ci. http://fr.web.img6.acsta.net/c_215_290/o_club300-overlay-ok.png_0_se/pictures/18/06/08/15/33/2364869.jpg
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Le tube de l'été et autres musiques....
damien a répondu à un(e) sujet de damien dans De tout et de rien
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Le tube de l'été et autres musiques....
damien a répondu à un(e) sujet de damien dans De tout et de rien
De la pensée dé-coloniale. -
Le tube de l'été et autres musiques....
damien a répondu à un(e) sujet de damien dans De tout et de rien
Une auto-reprise (en fait une boucle: Springsteen reprend RATM qui reprend Springsteen) Donc on part du plus récent jusqu'à l'origine, et selon l'humour du jour les trois sont excellentes. -
Le tube de l'été et autres musiques....
damien a répondu à un(e) sujet de damien dans De tout et de rien
Michael Stipe de REM avait débusqué et promu plusieurs groupes. Un goût très sûr.. https://www.youtube.com/watch?v=il-3AmbMe-M -
Sur les blogueuses maquillage et la post vérité
damien a répondu à un(e) sujet de damien dans De tout et de rien
En même temps, c'était très artisanal (sans photoshop). Les jeunes ont beaucoup plus de moyens. Ils ont même mis en place un projet ulule. -
Sur les blogueuses maquillage et la post vérité
damien a répondu à un(e) sujet de damien dans De tout et de rien
Ce n'était pas prendre les gens pour des cons ou les prendre de haut. Ce n'était pas non plus un poisson d'avril, ni de l'ironie. Éventuellement, un peu de provocation sur certains points: comme le mec qu'on voit revenir d'Essen, le gros supermarché, et ne s'enthousiasmer que pour des trucs de 2021. C'était pour voir si ça passait, comment ça passait. Je ne sais pas s'il y avait un but pédagogique, c'était plus un plaisir d'écriture, une diversion. Qui part de la pochette de disque, où je me suis dit: bon sang, c'est moche comme un Splotter pré- Food Chain Magnate. Et puis après, j'ai dérivé. Mais bon, je continue à penser que les meilleurs jeux d'Essen sont ceux là. Ce n'est pas binaire ironique / sérieux, je pense que c'est plus une ambiguïté permanente. -
On en parlera aux 24h devant une bière fraîche.
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damien a répondu à un(e) sujet de damien dans De tout et de rien
En fait, j'avais déjà l'expérience qu'on ne pouvait pas chroniquer un jeu dans de bonnes conditions. Déjà, ce n'est pas un film ou un disque, ou un tableau, cela nécessite de l'interaction, beaucoup de temps. Deuxièmement, il est impossible de réunir un panel de joueurs qui accepte d'y consacrer suffisamment de temps. Troisièmement, le rythme de publication est dicté par le marché: les clients (lecteurs) veulent du frais, les financeurs (éditeurs) veulent que l'on parle du frais. Quatrièmement, le joueur n'en a rien à battre de la profondeur, il veut de l'affect, de l'identification, de la sensation, et du frais. Tout le monde fait ça. C'est la première digue qui a cédé. Ensuite, je me suis aperçu qu'il était tout à fait possible de faire des chroniques en ne jouant tout simplement pas au jeu mais en piochant des mots clés, des informations, en inventant des anecdotes ou des noms de joueurs, en recopiant des éléments du dossier de presse. Cela passe sur des produits mineurs, les mêmes que l'on va descendre pour montrer notre indépendance ou notre singularité. Et rapidement, on se retrouve obligé de le faire. Vous n'avez pas le temps de jouer à tout, vous pensez que c'est différent pour Tric Trac et Ludigaume ? Le paradoxe étant que ces chroniques fictives, libérées du joug du lecteur (tout le monde s'en fout de 70 % de la production) et du financeur (je n'ai pas à craindre de ne plus être invité dans la journée presse tout frais payés à Séville ou d'avoir des jeux et de l'information en off quand c'est un jeu lituanien auto-édité), sont peut-être ce que j'ai écrit de mieux. Je me flattais de me dire que Jean Patrick Manchette délirait là dessus dans Les yeux de la Momie. Mais, comme cela est bien connu des consommateurs de jeu vidéo, le fun n'est possible qu'en augmentant les nivaux de difficulté. Le next level était donc d'écrire sur des jeux que non seulement je n'avais pas pratiqué, mais qui encore n'existaient pas. Je me demandais si je pouvais produire de la désirabilité sur des produits totalement fictifs. C'est ce que j'ai fait dernièrement, ici, en glissant au passage un hommage à lettre volée de Poe: la preuve de la forfaiture est cachée en pleine lumière. En témoigne cette photo où je dis explicitement je suis là, à Essen, et où l'image dément en même temps cette information. Alors que j'en ai carrément rien à foutre d'Essen, qui est une sorte de cauchemar qui me rappelle quand je revenais de Suisse, coincé dans un train avec des supporters de foot allemands complètement saouls. Ou le gros "Fake" (Vérité et mensonge en version FR) glissé au millieu des films de genre. Le fake est très facilité par le scrolling: les gens ne lisent plus et ne pensent plus, ils voient. Et, dans le cas de cette annonce dégueulasse, les gens perçoivent l'étrangeté, voire la nocivité, mais ils s'en foutent. Ils sont repliés sur leur petites gueules. C'est valable pour les psychologues, c'est valable pour la presse généraliste, mais pour les joueurs aussi bien que ce soit tout à fait mineur dans ce cas. Peu importe la qualité de l'information, seule compte la sensation, le maintien du flux. Ce que Serge Tisseron disait: en passant d'une civilisation du livre à une civilisation de l'écran, ce n'est pas qu'une modification technique, c'est une profonde mutation anthropologique. Nous ne passons pas que du texte à l'image mais d'une organisation verticalité / asymétrie / vide / sites / croyance / continuité / regroupement / culpabilité vers un centre à une autre qui est diamétralement opposée: horizontalité / symétrie / trop plein / flux / doute / discontinuité / atomisation des collectifs au profit de plein de petits centres auto-centrés / honte. Le maître ne dit plus aux disciples: "vous ne pouvez pas dire ça". Ce sont nos étudiants qui le disent. Exemple: https://www.lemonde.fr/campus/article/2019/04/02/les-universites-incitees-a-reconnaitre-le-nom-d-usage-des-etudiants-trans_5444603_4401467.html Poussée à bout, cette logique aurait pu m'amener - et c'est assez facile, du moins en théorie - de produire des faux prototypes de ces faux jeux. Et de proposer de recueillir des impressions. Si j'étais venu avec un carton aux 24h avec le prochain Space Cowboys, des bouts de papiers, et quelques stéréotypes mécaniques, ainsi que des fantaisies de mon invention, je pense qu'il y aurait des gens pour émettre un avis favorable là dessus.
