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salut les aventurier-es !

 

je viens de voir l'histoire de la polémique sur cet auteur italien. J'ai regardé à droite & à gauche (en résumé pour celles & ceux qui ne savent pas de quoi je parle => https://gusandco.net/2021/01/22/daniele-tascini-jeux-racisme/).

 

C'est moi ou y'a comme un emballement comme a vécu il y a peu Cavani à MU, yeahhh la référence footballistique ! (plus d'info ici => https://www.sofoot.com/l-academie-uruguayenne-des-lettres-prend-la-defense-de-cavani-493508.html)

 

Après, j'ai peut-être pas toutes les données mais bon... j'appelle souvent certains potes "gros". Suis-je grossophobe ?

 

Pascal Praud, si tu m'entends ^^

 

 

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Oui, ça être totalement dans la droite ligne.

Quand je lis des trucs comme ça, je suis très heureux de ne pas être célèbre ni connu, sinon je pense que je serais déjà soit en prison, soit lynché par la foule en place publique.

Ce monde m'inquiète.

 

Peu de gens ont rebondi sur le sujet sur Discord, mais ça allait dans le même sens.

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Sur le discord on a embrayé plutôt sur la qualité des médias d'informations ludique francophone, après le post de Damien qui faisait suite à la News (ensuite on a discuté car on était plusieurs à le trouver un peu dur, si le débat vous intéresse je peux le copier coller ailleurs) :

 

"De pures conneries. Je pense qu'une intelligence artificielle serait en capacité de produire ce genre d'articles suiviste qui donne l'impression d'avoir un point de vue mais n'en a aucun. Ces petites milices virtuelles qui traquent, dénoncent, affichent, condamnent et exécutent en même temps - au mépris de la présomption d'innocence, du temps judiciaire et de la séparation des pouvoirs - sont parfaitement inquiétantes. Voilà le vrai article. Lier cet épiphénomène à La Tâche de Roth, à ce qu'il se passe dans les facs US, à ce qu'ils se passe socialement. Je payerai ou tiperai, comme on dit maintenant, pour un site qui serait capable de produire un article sur cela ou sur les conditions d'emploi dans le monde du jeu - les filles à la communication ou aux RP, les hommes au développement et à la direction, les conditions de travail dans toutes les chaines de production, le recours aux freelance - pas pour un agrégat de bullshit de twitter. Parce que là, c'est juste pour aérer les communiqués de presse sur la production hebdomadaire de jeu."

 

Sur le sujet de la News on en a pas parlé effectivement. Preuve peut-être que c'est un peu une non affaire. Mais qui coute cher à Tascini.

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Oui, certains me trouvaient dur sur les "journalistes", et je maintiens mon mépris, mais sur le phénomène social on en a peu discuté.

 

Je pense que plusieurs sujets se croisent:

 

- l'extension de l'identité et de l'intimité: ce que vous postez en ligne sont des traces de vous, qui peuvent vous êtes reprochées. Par exemple, dans un entretien professionnel, on m'a fait comprendre qu'on lisait ce que je publiais en ligne. Avec tous les outils disciplinaire autour de "la perte de confiance", "l'image de l'entreprise", "le devoir de réserve", "la fidélité à son employeur", tu peux vite tomber dans l'auto-censure.

- Les technologies de la surveillance, de l'enregistrement et de la diffusion: quand tu est face à une classe, tu n'est jamais certain de ne pas être enregistré / diffusé en ligne. Donc, extrême prudence dans ce que tu dis. Mon humour a fortement régressé.

- Une société disciplinaire horizontale: un auteur parlait de panoptique inversée: tout le monde surveille tout le monde. Le "name and shame" ajoute une dimension de lycnchage: on surveille, on dénonce, on punit d'opprobre. C'est une évolution des sociétés disciplinaire / de surveillance / de contrôle.

- Fichue génération Y: on est passé d'une époque où le maître disait taisez-vous et écoutez moi, à une figure où l'on entend régulièrement "Vous ne pouvez pas dire ça monsieur !"

L'accélération : Hartmut Rosa - plus cité que lu - en a fait un concept phare pour penser le contemporain. Nous en avons là un exemple: l'emballement https://www.editionsladecouverte.fr/alienation_et_acceleration-9782707182067

- Le déplacement du sacré et du monstrueux vers d'autres figures . Pour moi la figure du transexuel est vraiment paradigmatique: objet de dégoût et d'opprobre social, il devient une figure sacrée, enviable, affranchie, post-moderne, indiscutable.

- La figure de l'entrepreneur: de plus en plus, nous basculons vers un sujet-entreprise qui doit se gérer en permanence, avec une juridiciarisation accrue des liens entre sujets-entreprises.

- Des mouvements sociaux-historiques: On sent beaucoup la haine de 1968. Mais il y a tout un truc autour des "identity Politics" (voir les travaux de Laurent Dubrueil).

-

 

Il y a de fortes tensions politiques et idéologiques, aux USA, comme en France, à ce sujet.

 

Je vais m'auto-citer, parce que cela est marginal dans mon sujet de thèse:

 

Nous pouvons constater une intensification majeure entre 2000 et 2020 de la biopolitique (ou de la “nécropolitique”, pour reprendre le néologisme de Foucault, c’est à dire non seulement la gestion du vivant, mais le pouvoir de décider de quelles formes de vie peuvent exister ou mourir). Les régulations des corps, des liens, et des identités blessées ont fait l’objet de textes juridiques majeures (lois sur le handicap, l’action sociale, la protection de l’enfance, la bioéthique, la transexualité, politiques d’inclusions, le patient à l’hôpital, la PMA, etc.) et de transformation des politiques publiques. Juridique et politique répondent à des mouvements sociaux individuels et collectifs, poursuivant et accélérant des mouvements de dépénalisation / dépsychiatrisation / déstigmatisation inclusion amorcés dans les années 70.

 

Le paradoxe est que le mouvement d’humanisation produit de la déshumanisation

a) une négation de la négativité d’une part (dont négation de l’obscène et du monstrueux au cœur de l’humain), sensible dans la transformation du langage et des liens.

b) un déplacement des “entités monstrueuses" vers de nouvelles figures marginalisées (les “porcs”, par exemple), avec pour corollaire un déplacement du sacré (la mère, l’enfant, l’identité, la liberté individuelle). Et un déplacement du sacré vers d'autres figures en exergue (l'enfant, la femme, le transgenre).

c) une judiciarisation des rapports interindividuels, et des rapports entre l’individu et les collectifs allant dans le sens de la pleine et entière expression des désirs individuels, sans castration symbolique humanisante

d) Comme le soulignait une éducatrice, citant la loi de 2002 sur le handicap, une transformation des travailleurs et des institutions humaines en “instruments au service d’un projet individuel”. Point qui sera au cœur du projet de thèse.

 

Ainsi, à la classique lecture politique (chute des idéologies, figures du pouvoir) et néo-libérale des violences, mutations et souffrances institutionnelles, et à son corollaire néo-technologique (effet des technologies de la communication et du contrôle), s’articule un troisième plan: les effets de la biopolitique. Les trois volets sont articulés entre eux, dans des rapports de convergence et de cohérence idéologique (la technologie sert la biopolitique; il y a un marché de la biopolitique; la technologie sert le marché par l'optimisation de la performance), de conflictualité (enjeux éthiques, par exemple), et de de paradoxalité (’humanisation qui déshumanise, en est un exemple).

 

Dans cette perspective, la déshumanisation ne tend plus vers la matière inanimée (le légume, le bout de viande), ni vers l’animalité (le monstre, le porc), mais vers le registre de la machine: objective, binaire, sans affect, sans politique, dont surtout les pièces sont interchangeables pour assurer la continuité du fonctionnement du projet / la continuité de la qualité du service. Ce registre quitte dès lors la catégorie des psychopathologies individuelles de l’hyperperformance - pour gagner le coeur de l’organisation, et les rapports de l’organisation avec le sujet.

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J'ai pas du tout suivi mais tout est parti de son post Facebook ou il y avait déjà une polémique avant ?

 

J'avoue ne pas trop comprendre l'intérêt de son post ?

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Le mec il délire sur la couleur des orques - le noir ne doit pas être synonyme de mal - puis il se prend les pieds dans le tapis. Ensuite, c'est l'emballement (twitter, BGG, etc.)

 

C'est la pénétration dans le JDS de mouvements de fond - cf. Disney + qui met des avertissements sur des dessins animés.

 

Deux mots clés:

 

Cancel Culture

 

Trigger Warning

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cancel_culture

 

https://www.theatlantic.com/magazine/archive/2015/09/the-coddling-of-the-american-mind/399356/

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donc j'ai plutôt bien compris.

Tout comme dans des exemples récents de foot, on se retrouve avec un très léger impair qui dérape, se drape des oripeaux du politiquement correct et flingue une personne. Qui à la base n'est sûrement pas un mauvais bougre (je pense à Cavani, que je connais plus).

Bref, tout en rejoignant Damien sur son analyse, je me dis que c'est quand même pas le Pérou actuellement. Et que nous aimons, quand nous sommes bien dans le pétrin, creuser encore plus sciemment notre tombe.

Je pense aussi comprendre que les gens qui ont souffert veulent se venger (pensée à tous les #metoocequetuveux), donc dans quelques temps ça devrait/pourrait se rééquilibrer.

 

Mais bon, derrière tout ça, vive les moralisateurs et distributeurs de points de vue bien belliqueux & censeurs...

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C'est encore un mec qui parle sur les réseaux comme si il parlait à ces potes ?

Je comprend vraiment pas les gens qui font ça. Ce besoin de tout partager avec tous le monde. Surtout sur ce genre de discussion.

Tu es sûr que ça sera forcement mal interprété à un moment. Encore plus quand tu es un peu médiatisé.

 

cf. Disney + qui met des avertissements sur des dessins animés.

 

J'ai vu pour Disney, ça va vraiment loin !

Pour info : Disney + interdit Peter Pan, Aladdin et Dumbo aux enfants

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Le pire, c'est que la création anticipe cela en ayant une politique intégrative: nous passons du clivage Cosby Show / la Fête à la maison au cahier des charges où tu as forcément un latino, un asiatique, un homosexuel, un transgenre, un handicapé, une femme puissante, un métis, un couple homoparental, et tous sympathiques, etc. Tu peux regarder nombre de productions récentes sous ce prisme.

 

Et la création artistique, c'est peut-être pas le pire. L'enseignement c'est le pire, avec tout ces petits nazis qui n'ont que le mot "bienveillance" et "propos constructifs" à la bouche... Parce qu'on a beaucoup parlé de la génération des digital natives, mais en fait c'est aussi une génération qui a grandit dans une époque de "droit à la compensation du handicap" - réformes de 2002 et 2005 -, et une extension du handicap à tout un tas de désordre cognitifs et psychiques avec une vrai inflation narcissique et un marché de l'adaptation en extension.

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Je pense aussi comprendre que les gens qui ont souffert veulent se venger (pensée à tous les #metoocequetuveux), donc dans quelques temps ça devrait/pourrait se rééquilibrer.

 

Le pire, c’est que la création anticipe cela en ayant une politique intégrative

 

J'ai tendance aussi à penser que les classes de population considérées comme "dominantes" sont juste en train de disparaitre complètement ou de passer au second plan.

 

En soi, osef, j'ai jamais cherché spécialement à me mettre en avant. Passer d'un soi-disant statut privilégié à un statut de minorité, perso j'aurais tendance à dire que je m'en fous aussi. Sauf que comme dit Rémy avec cette idée de vengeance, contrairement à cette idée d'égalité qu'on nous sert, j'ai de plus en plus l'impression que le monde actuel n'est pas apaisé du tout et que les "minorités" à qui on laisse la place pour équilibrer les choses ne vont pas se contenter de prendre la place qu'elle mérite. Je ne suis pas aussi optimiste que toi Rémy sur l'apaisement que tu appelles de tes voeux. "Vous avez bien profiter, c'est notre tour". Sauf que moi, j'ai profité de rien du tout.

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ouais Bruno, mais nous on fait partie de la loose : blanc, la quarantaine (et la Covid), classe moyenne pauvre, représentant patriarcal et colonial. On représente rien. et tout à la fois. D'où des brelots comme ceux qui attaquent le Capitole et qui disent nous représenter...

heureusement qu'il reste les jeux et la musique pour se faire plaisir hein :-)

 

sinon Damien, je suis d'accord avec toi. Sous couvert de CVNV et autres concepts comme ceci, on rentre dans la dictature du MOI JE et du bonheur. Dès lors, quoi que nous fassions, nous faisons mal à quelque chose/quelqu'un et c'est de notre faute.

Mais en même temps, quand tu te fais du bien, tu peux pas aussi sauver le monde et penser aux autres.

Nous sommes dans une société de sommes d'individus qui omettent le sens commun, le bien commun. C'est chaud hein

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Le pire, c’est que la création anticipe cela en ayant une politique intégrative: nous passons du clivage Cosby Show / la Fête à la maison au cahier des charges où tu as forcément un latino, un asiatique, un homosexuel, un transgenre, un handicapé, une femme puissante, un métis, un couple homoparental, et tous sympathiques, etc. Tu peux regarder nombre de productions récentes sous ce prisme.

L'un comme l'autre est délétère.

Et cette imposition de quotas dans les productions audio-visuelles est tellement artificielle...

 

Et la création artistique, c’est peut-être pas le pire. L’enseignement c’est le pire, avec tout ces petits nazis qui n’ont que le mot « bienveillance » et « propos constructifs » à la bouche… Parce qu’on a beaucoup parlé de la génération des digital natives, mais en fait c’est aussi une génération qui a grandit dans une époque de « droit à la compensation du handicap » – réformes de 2002 et 2005 -, et une extension du handicap à tout un tas de désordre cognitifs et psychiques avec une vrai inflation narcissique et un marché de l’adaptation en extension.

Alors, faudra peut être développer ton propos, car de ce côté, je vois quand même du positif là dedans : la coquille de l'enseignement unique, le moule, se fissure.

Des individus avec des "Dis" peuvent ne plus être mis au rebut pour leur handicap car on a des aménagements possibles pour leur permettre d'être dans le même train que les autres. Des troubles type HPI peuvent également se voir proposer des aménagements pour coller aux wagons.

 

De manière générale, je me demande à quand la prise en compte de l'individu et de ses capacités et appétences d'apprentissage dans l'éducation nationale et en finir avec ce moule bidon ?

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Nous sommes dans une société de sommes d’individus qui omettent le sens commun, le bien commun. C’est chaud hein , c est tout a fait ca  et c est pas  la technologie qui vas arranger les choses  . les reseaux sociaux  ne font que empirer les choses . :help:

 

le sens commun  est véritablement  une des solution pour sortir de la situation  ou nous sommes actuellement  et çà seras  un des meilleur moyen de résilience  par raport  aux evenements futurs :biere:

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"tourner 7 fois sa langue dans la bouche avant de répondre" représente bien le sens commun de mon point de vue.

 

On en est tellement loin dans ce monde de l'instant et de la réplique immédiate.

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c'est pas le sujet Discord ici Denis :-) Je sors ! Et je ne trolle plus

 

Sinon, deux choses.

Perso, le moule de l'éducation nationale ne me gêne pas plus que ça car il colle à la réalité de note société. Le moule est pour moi le sens et le bien commun. Travailler dans ce cadre n'empêche pas de travailler autour de la citoyenneté même si cela n'est pas que de la compétence de l'EN (coucou les parents ^^)

Après, cela n'empêche pas que l'institution doit amender son approche de la différence. Et j'ai l'impression qu'il y a une évolution sur ceci justement.

Après, comme le soulignait la grève d'hier, il y a un manque considérable de moyens matériels et humains. Faut dire aussi que plus de 10% du budget de ce ministère sert à rémunérer les établissements privés...

 

Ensuite, je suis d'accord avec Terry & Denis, se mettre à parler de manière trop personnel sur les réseaux sociaux est une bêtise terrible pour les personnages publics

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Oui, après, à partir de quand tu deviens un personnage public ?

Là, le mec est auteur de jeu.

Y'a même pas 2 ans, à part Friedman Friese et Alexander Pfister, allez, ajoutons Tom Lehman et Richard Garfield, Antoine Bauza et Bruno Cathala en FR, j'aimerais bien savoir quel auteur de jeu pouvait être considéré comme un minimum connu et "public".

On parle pas non plus d'un auteur qui a tout renversé sur son passage. Déjà que ceux qui y arrivent ne sont pas forcément connus...

 

Apparemment, Johan Strix Benvenuto se déclare auteur de jeux à part entière. Je ne suis pas sûr qu'il ait un autre travail à côté. Et pourtant, peux-tu me citer l'un de ses jeux ?

 

C'est là où c'est compliqué. Est-ce que je dois me considérer comme un personnage public parce que je suis trésorier de l'asso ? Si je dis une connerie en public, est-ce que ça va faire plonger l'asso avec moi ? Est-ce que je vais en être exclu ? On pourrait presque en arriver à se poser ce genre de questions.

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Tu as bien vu ce qu'il a publié ?

 

Il balance quasiment j'appel mes potes noirs des nègres je vois pas le problème !

A quel moment tu te dis que c'est une bonne idée de dire ça en public à l'écrit ?

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Petite phrase mais qui veut dire beaucoup trop de chose.

 

Et aujourd'hui, on sait très bien que tous le monde se fou contexte. Ils gardent juste les 10 secondes de vidéo ou la phrase qui les intéressent pour te balancer.

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