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Un film très beau qui suit une familles sur la période 1980 - 2019 en Chine. Soit en gros, de la politique de l'enfant unique à l'économie de marché actuelle. C'est à la fois très touchant sur le plan du drame familial qui se vit (les acteurs sont tous géniaux) et sur les quelques touches historiques. C'est amusant que ce film soit autorisé, alors qu'il est très critique, voire caustique, sur l'ancien régime communiste. Bon, il n'a pas la même acidité vis à vis de la Chine contemporaine (qui n'est pas du tout remise en question) et par ailleurs des pans entiers de l'histoire sont évacués (1989, la rétrocession de Hong Kong, la répression, etc.). Ça dure trois heures, d'une construction très ambitieuse (les flash-backs ne sont pas surlignés, l'intrigue se dévoile peu à peu). Il y a plusieurs plans saisissants qui en disent plus long qu'un discours: les parents qui reviennent dans leur ancienne cité ouvrière à l'abandon où certains des appartements sont devenus des salons de massage. L'idéogramme "Silence" à l'hôpital. Etc. Je vous le conseille si vous avez l'occasion. Ces quelques éléments contrebalancent le coté fable historique.

 

Dans le même registre, plus ancien et beaucoup plus cynique et désespéré.

 

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Cette version Black & Chrome est juste hallucinante, supérieure à la version ciné. Cela accentue encore l'aspect dessiné du film. Que j'avais un peu sous-estimé à l'époque pour son scénario et son aspect femministe un peu lourdingue. Grosse claque.

 

Et voilà que se profile à l’horizon Mad Max – Fury Road "black & chrome". Black & chrome ? Le film muet en noir et blanc que George Miller avait annoncé l’année dernière, mais qui était resté invisible, faute de place et faute de temps. Pourtant, à l’époque, le cinéaste expliquait qu’il s’agissait bien de sa vision originelle.

 

Pour comprendre comment, en 2016, un blockbuster de studio peut sortir dans une copie en noir et blanc et sans dialogues, il faut revenir aux sources de Mad Max. À l’origine, dès la fin des années.70, George Miller voulait raconter l’histoire de son guerrier du futur uniquement par l’image, sans paroles. Quand on les revoit aujourd’hui, on s’aperçoit que les deux premiers Mad Max sont limités en dialogues et riches en design sonore et visuel. Ce parti pris de cinéma organique, primitif, éclaire en partie le succès de la saga. Dès que Miller s’écartera de cette formule, avec Mad Max – Au-delà du dôme du tonnerre où les personnages soliloquent, l’accueil sera plus tiède. Pour Fury Road, après une pause de plusieurs décennies, Miller décide de revenir à ses racines et conçoit dès le début son film comme un hommage au muet, la forme la plus pure de cinéma. On en retrouve des traces dans le très grand nombre de plans accélérés ou dans les références La Passion de Jeanne d’Arc, de Carl Theodor Dreyer (la coupe de cheveux du personnage de Furiosa), ou à la filmographie de Harold Lloyd et de Buster Keaton. Par choix et pour coller à cet esprit primitif, Mad Max - Fury Road n’aura jamais de scénario et sera entièrement conçu sous la forme de story-boards. Avant le tournage, Miller imagine un film épuré à l’extrême – une longue poursuite, avec un minimum de dialogues – et prévoit de le sortir en noir et blanc. Sans doute se souvient-il que la meilleure version de Mad Max 2 (1981) était la copie 35 mm sans couleur, sur laquelle le compositeur Brian May avait posé ses musiques. Quoi qu’il en soit, très vite, Warner Bros. refuse cette option considérée comme un caprice d’artiste. Le coût du film qui explose les prévisions va forcer le cinéaste à des compromis artistiques constants et enterrer l’idée de la version noir et blanc.

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Du coup, c'est vraiment le même film en noir et blanc et sans dialogues ou le montage est différent (et d'autres chose éventuellement) ?

 

Parce que sinon j'avoue avoir du mal à imaginer que ça puisse être "bien supérieur".

 

Après, mon film fétiche c'est Sin City, donc je comprends que le noir & blanc, ça puisse poser une ambiance ;)

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Le même film (dialogue, son et montage). Après, je t'encourage à le voir. Je trouve qu'on a justement l'impression d'une bande dessinée et le coté graphique de certaines scènes ressort pleinement. L'original, très lumineux,
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J'ai enfin vu Parasite. C'est marrant car j'en attendais beaucoup, voir même énormément. Et j'ai pas été déçu. C'est plutôt rare quand j'ai autant d'attente :)

 

Ah et si demain ou plus tard y en a qui vont voir le dernier Tarantino je veux bien un retour pour savoir s'il vaut le coup !

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J'ai vu "Once upon the time... in Hollywood" et j'ai vraiment bien aimé ! On retrouve le style Tarantino (flash back notamment), mais sans les flots d'hémoglobine et de sadisme qui nuisent (selon moi) à nombre de ses films. Donc je te recommande ce film mon bon Julien, tu passeras sans doute un bon moment... en mangeant quelques pistaches grillées ! :D
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pas encore vu le Tarantino, faut que je me magne !

 

@damien, tu as vu le film Triangle des 2 cinéastes Hong-Kongais ? Si oui, c’était bien ?

 

 

Pas vu. Mais vu les noms présents à la réalisation ça se tente. De Johnny To, je n'ai vu que Election 1 et 2, Drug War et PTU et à chaque fois, c'était vraiment bien.

 

 

 

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Vu dans la foulée le film (The Shining) et ce documentaire qui donne la parole à des passionnés qui dissèquent tout: l'architecture impossible de l’hôtel, la symbolique des boites de conserve ou des moquettes, les faux raccords qui parsèment le film, et la chambre 237. L'idée est que Kubrick ne laissait rien au hasard et que tout à son importance. C'est à la fois fascinant et complètement fou. Shining est toujours aussi frappant et hypnotique.

Posté(e)

Oui, clairement. Mais il est précisément difficile de savoir quand cela devient trop. Par exemple, les détails sur la machine à écrire sont marrants.

 

Si vous aimez Kubrick, je pense qu'il est clairement une des influences de Ari Aster. On en parle moins que du Tarantino, mais pour moi c'est un de mes dix films de l'année.

 

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I am Mother

http://fr.web.img3.acsta.net/f_png/c_215_290/o_logo-netflix-n.png_5_se/pictures/19/05/09/22/29/3613535.jpg

 

J'ai regardé ça l'autre jour, et si je m'attendais à un truc cheap où tout a déjà été spoilé par la bande annonce, ça donne au final un bon huit clos avec quelques surprises et une fin qui laisse des pistes de réflexion en suspend pas inintéressantes.

Posté(e)

J'ai été pris par le début et le pitch, mais je me suis endormi au milieu. Tu m'encourages à persister.

Dans le genre film Netflix, il s’appelle comment celui où le mec se fait greffer une IA ?

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Après l’arrêt des films, voici la série

 

 

Comme dit dans les commentaires, ça a l'air assez impressionnant visuellement. Une bonne rampe de lancement pour leur plateforme de stream.

 

 

 

Sinon ce weekend j'ai regardé Les Mondes de Ralph. Dans la veine des Toy Story, j'ai trouvé le film vraiment bien foutu. Parfois un peu niais (ça reste de l'animation accessible aux enfants), c'est ultra référencé pour les adultes. Le coup de coca-menthos, ça m'a rappelé des souvenirs ;)

Posté(e)
J’ai vu « Once upon the time… in Hollywood » et j’ai vraiment bien aimé ! On retrouve le style Tarantino (flash back notamment), mais sans les flots d’hémoglobine et de sadisme qui nuisent (selon moi) à nombre de ses films. Donc je te recommande ce film mon bon Julien, tu passeras sans doute un bon moment… en mangeant quelques pistaches grillées ! :D

 

Merci Damien et Guillaume, pour votre recommandation sur "once upon a time in hollywood". J'ai adoré !!

 

Par contre faut avoir un minimum en tête qui est Sharon Tate et son histoire, sinon on peut passer à coté de quelque chose.

Posté(e)
J'ai retrouvé le Di Caprio du Loup de Wall Street et le Brad Pitt du stratège. De putains de bons acteurs quand ils veulent / sont bien dirigés, ce n'est pas une surprise. Margot Robbie est fascinante elle aussi: elle sort indemne du rôle de poupée blonde du Loup de Wall Street (je trouve qu'elle est énorme dans le rôle), du rôle de Harley Quinn dans Justice League, et de ce rôle dans le Tarantino qui pourrait paraître secondaire, mais où elle est lumineuse. Je trouve qu'elle a une capacité à subvertir son rôle de blonde de service, et elle en fait toujours quelque chose: dans The Big Short, par exemple.
Posté(e)

Ouais je suis bien d’accord elle est incroyable. Et le duo Brad Pit Di caprio fonctionne à merveille !

 

Concernant le film je sais pas si il va pas rentrer dans mon top 3 des meilleurs Tarantino. Je les aime tous alors c’est pas évident :)

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